Créer un blog Présentation

Nom du blog :
egypteancienne
Description du blog :
égypte ancienne est un site de découverte sur l' égypte ancienne...
Catégorie :
Blog Voyage
Date de création :
16.02.2008
Dernière mise à jour :
18.02.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· Pharaon et Reines (0)

Navigation

Accueil
Livre d'or egypteancienne
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Toutankhamon

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

X X X X X X
08.07.2008
RSS

Blogs à découvrir :

· ustrip
· lareunionparpekin
· couleursdecultures
· india07
· rando66iut
· madrilenas
· queenstown
· 2ceninde
· moorea
· frenchinoz



Thoutmôsis IV

Posté le 18.02.2008 par egypteancienne
Thoutmôsis IV ou Djéhoutymès IV, fils d'Aménotep II et de la reine Tiâa, était le huitième pharaon de la XVIIIe dynastie. Manéthon l’appelle Thutmosis et lui attribue un règne de neuf ans et huit mois, ce que semblent confirmer les documents retrouvés, dont la date n'excède pas l'an 9.

Il épousa Néfertary et Iaret, toutes les deux Grandes épouses royales. Des six fils qu’on lui connaît, l’aîné lui succédera sous le nom d'Amenhotep III. La mère de l’héritier, Moutemouia, n’est mentionnée dans aucun document du règne. D’après C. Lalouette, elle serait une princesse mitannienne, fille d’Artatama Ier, laquelle aurait adopté le nom de Moutemouia, « Mout est dans la barque solaire », à son arrivée en Égypte. Amenhotep III sortira sa mère de l’anonymat en la faisant représenter notamment dans le temple de Louxor, sur un relief de la « salle de la naissance », où elle est approchée par le dieu Amon pour concevoir l’enfant royal que Khnoum façonnera sur son tour de potier.

Nous ignorons dans quelles circonstances Thoutmôsis IV prit possession du trône. Il se peut qu’il soit devenu le maître du Double Pays après avoir écarté l’héritier légitime. Cette hypothèse se fonde sur la stèle dite du Songe que le roi fit élever entre les pattes du grand sphinx. Il y évoque un prodige qui lui était arrivé alors qu’il était adolescent. Après une chevauchée dans la région de Memphis, il s'était assoupi à l’ombre du dieu. Pendant son sommeil, Rê-Harmachis, le Sphinx lui-même, lui apparut et lui demanda d'ôter le sable qui l'ensevelissait petit à petit. Puis, le dieu dit :

« Regarde-moi, jette les yeux sur moi, ô mon fils Thoutmôsis ; je suis ton père Harmachis-Khépri-Rê-Atoum. Je te donnerai ma royauté sur terre à la tête des vivants. Tu porteras la couronne blanche et la couronne rouge sur le trône de Geb, le [dieu] héritier. Le pays sera tien dans sa longueur et dans sa largeur ainsi que ce sur quoi brille l'œil du Maître de l’Univers. »

Certains ont vu dans cette prophétie une tentative de la part du roi de légitimer a posteriori un pouvoir qui ne lui revenait pas de droit. Cependant, la promesse du dieu d’Héliopolis ne signifie pas nécessairement que Thoutmôsis ait usurpé le trône. En effet, dans une tombe de la nécropole thébaine (TT 64), son précepteur Héqarneheh affirme avoir instruit « le fils aîné du roi ». Il n’y a probablement pas lieu d’y voir une tromperie, bien que la tombe soit contemporaine du règne. Toujours est-il que, en l’absence d’indices irréfutables, il nous est impossible d’infirmer avec certitude, ni de confirmer, une usurpation du pouvoir, tant la documentation concernant Thoutmôsis IV est réduite.


La prophétie du Sphinx


Buste au musée du Louvre« Thoutmôsis était encore un jeune homme, comparable à l'enfant Horus dans les marais de Bouto ; sa beauté égalait celle d'Horus protecteur de son père et l'on voyait en lui le dieu lui-même [...].

Ce qui faisait ses délices, c'était de se distraire sur le plateau désertique de Memphis, à ses extrémités Sud et Nord de tirer la flèche sur une cible de cuivre, de chasser le lion et la gazelle, de courir sur son char, avec des chevaux plus rapides que le vent, en compagnie de l'un ou de l'autre de ses serviteurs, mais à l'insu de tout le monde [...].

Un jour parmi les autres, le prince royal Thoutmôsis était venu se promener à l'heure de midi, il s'assit à l'ombre de ce grand dieu (le grand sphinx) et le sommeil et le rêve s'emparèrent de lui au moment où le soleil était à son plus haut point. Il constata que la Majesté de ce dieu sacro-saint parlait de sa propre bouche, comme un père qui s'adresse à son fils : Regarde-moi, jette les yeux sur moi, ô mon fils Thoutmôsis ; je suis ton père Harmachis-Khépri-Rê-Atoum. Je t'accorde ma royauté sur terre, à la tête des vivants. Tu porteras donc couronne blanche et couronne rouge sur le trône de Geb, le dieu héritier ; à toi sera le pays, dans sa longueur et sa largeur, ainsi que tout ce sur quoi l'œil du seigneur universel répand sa lumière. Tu recevras les aliments des Deux Terres, ainsi qu'un abondant tribut de tout pays étranger, et une durée de vie comportant un long temps d'années...

Mon visage est tourné vers toi, et mon cœur vole vers toi ; vois l'état où je suis, et mon corps douloureux, moi le maître du plateau de Guizeh ! Le sable du désert sur lequel je trône s'avance vers moi ; aussi dois-je me hâter de te confier la réalisation de mes vœux, car je sais que tu es mon fils qui vas me protéger : approche, vois, je suis avec toi, et je suis ton guide.

À peine eut-il achevé ces mots que le prince royal s'éveilla, parce qu'il venait d'entendre ce discours [...].

Il reconnut que c'étaient les paroles de ce dieu, et il garda le silence en son cœur ».


Règne


Pendant ses neuf années de règne, Thoutmôsis IV put profiter de la paix et de la stabilité que ses prédécesseurs avaient assurées à l’Égypte. Il n’est pas exclu toutefois qu'il ait mené campagne en Galilée, mais son mariage avec une fille d’Artatama Ier mit fin aux affrontements qui avaient opposé ses prédécesseurs au Mitanni. En l’an 8, il entreprit une « campagne de victoires » en Nubie, sans doute une simple expédition punitive dans le « pays de Wȝwȝt ». Comme sous ses prédécesseurs, l’administration des « pays du Sud » était confiée à un « Fils royal de Koush », titre prestigieux qui ne cessera d'être employé jusqu'à la fin du Nouvel Empire.

Quelques sites, peu nombreux, portent témoignage de son activité architecturale. Dans le temple de Karnak, il termina l'obélisque inachevé de Thoutmôsis III, aujourd’hui place Saint-Jean-de-Latran à Rome. À Amada, il ajouta une salle hypostyle au temple dédié à Amon-Rê et à Rê-Horakhty, dont Thoutmôsis III avait initié la construction. On a aussi retrouvé des traces de son activité à Giza, à Memphis et à Abydos.

Il fit édifier son temple funéraire au sud-ouest de celui de son père, à l'écart de son hypogée de la Vallée des Rois ( KV 43). Sa momie fut découverte en 1898 dans la tombe d'Amenhotep II ( KV 35).








--

Sésostris Ier

Posté le 18.02.2008 par egypteancienne
Sésostris Ier (-1962 / -1928) est le fils aîné du fondateur de la XIIe dynastie, Amenemhat Ier (-1991 / -1962). Pour faciliter sa succession et consolider sa dynastie, Amenemhat Ier l'associe au trône en l'an XX de son règne. Le fait est attesté par un pylône qu'il fit ériger à Memphis, alors la capitale, et qui devait probablement appartenir au palais royal que le roi édifia ou restaura pour l'occasion.

Sésostris Ier se voit alors confier la conduite des opérations militaires contre les turbulents voisins de l'Égypte pendant que son père continue à administrer le pays.


Règne


Prince co-régnant, Sésostris est d'abord chargé par son père d'établir sur la Nubie l'autorité égyptienne, restée précaire malgré les efforts des derniers rois de la XIe dynastie. Les deux expéditions qu'il y mène atteignent Semna, dans la région de la deuxième cataracte. Sésostris se trouve en Libye, où il dirige une campagne contre des opposants politiques (partisans d'héritiers de la XIe dynastie ?), lorsque son père est assassiné par une coterie de comploteurs du palais. Le drame nous est rapporté par le célèbre Conte de Sinouhé qui devint aux époques ultérieures un des textes les plus recopiés dans les écoles de scribes (voir plus bas).

Le nouveau pharaon semble réussir à s'imposer sans grands heurts malgré les circonstances tragiques de son accession au trône. De fait, ses trente-quatre années de règne sont une époque de paix intérieure, de prospérité retrouvée et d'intense activité monumentale. On a recensé trente-cinq sites où Sésostris Ier a construit, témoignage des ressources nouvelles, et de l'activité fiévreuse qui règne alors en Égypte.

Dès la IIIe année de son règne il refonde notamment le temple de Rê-Horakhty à Héliopolis et pour orner un de ses sanctuaires érige une paire d'obélisques en granit d'Assouan dont un des monolithes est toujours en place et reste le seul vestige monumental encore visible sur le site dans l'actuelle banlieue du Caire.

Un texte recopié sous Thoutmosis III sur un rouleau de cuir conservé au musée de Berlin nous a transmis le discours fondateur du roi qui indique également qu'il se fit construire dans l'enceinte même du temple solaire, un temple à son nom afin que la postérité se souvienne de son œuvre pieuse.

À Thèbes, l'Héliopolis du Sud, à l'occasion de sa XXXe année de règne et de la fête du heb sed qui sanctionnait alors le jubilé royal, Sésostris embellit et agrandit le temple d'Amon-Rê de Karnak en lui adjoignant probablement pour la première fois un axe nord-sud. Il y fait construire un grand kiosque en calcaire fin pour la barque du dieu. Le monument au décor raffiné et comportant une liste exhaustive des régions administratives du pays a été retrouvé entièrement démonté en remploi dans des monuments ultérieurs. Reconstitué il peut être désormais admiré dans le musée en plein air du site.


La Chapelle blanche, kiosque reposoir de Sésostris Ier à KarnakSésostris consacra également au dieu de Thèbes un grand naos en granit qui reçut l'image cultuelle divine et était encore utilisé au Nouvel Empire puisqu'il subit les martelages de l'image d'Amon lors de l'épisode amarnien puis fut restauré sous les Ramessides. Ce naos est actuellement conservé au musée égyptien du Caire.

Ces deux exemples symbolisent bien l'œuvre architecturale du roi et son empreinte durable sur ses descendants et au delà ses lointains successeurs qui se réclameront de son héritage en veillant soigneusement à la préservation des monuments malgré les réformes religieuse ou encore les remaniements architecturaux de ses principales fondations religieuses.

Le pays est définitivement sorti des temps troublés de la Première Période intermédiaire. D'ailleurs, le souci majeur de Sésostris Ier, en politique intérieure, semble être de ne pas laisser les grands dignitaires locaux et les hauts fonctionnaires prendre trop d'importance vis-à-vis de l'État. C'est ainsi qu'il divise la charge de vizir en plusieurs fonctions et surveille attentivement les nomarques, pour éviter le retour au délitement et à l'anarchie qu'a connus l'Égypte quelques générations précédentes.

La grande œuvre extérieure de Sésostris Ier est la pacification de la Basse-Nubie, qu'il a entamée sous son père. Il porte la domination égyptienne jusqu'à la 3e cataracte du Nil et établit une forteresse à Bouhen, en amont de la 2e cataracte, pour surveiller la région et le belliqueux voisins de Kerma.

En Orient, il encourage la reprise des relations commerciales avec les villes phéniciennes de Byblos et d'Ougarit, qui s'étaient taries à la fin de l'Ancien Empire et organise de nouvelles expéditions dans le Sinaï notamment à la recherche de nouveaux filons de turquoise.

La renaissance égyptienne du Moyen Empire qu'illustre le règne de Sésostris Ier concerne aussi le domaine littéraire. « Le Conte de Sinouhé », rédigé sous son règne, s'inspire librement des événements survenus lors de l'assassinat d'Amenemhat Ier. Il met en scène un fonctionnaire de Sésostris, Sinouhé, qui s'enfuit d'Égypte pour des raisons obscures après l'annonce du meurtre du pharaon. Après maintes tribulations qui le mènent jusqu'en Palestine, où il devient chef d'une tribu bédouine, Sinouhé finit par rentrer au pays avec le pardon de Sésostris. Apologie du loyalisme d'un serviteur du roi, cette œuvre littéraire restera un grand classique de la littérature égyptienne.

Il érige comme son père une pyramide à Licht et répétant sa politique de succession, associe son fils au pouvoir par une nouvelle corégence. C'est de ce site que provient une série de statues en calcaire du roi, plus grandes que nature, le représentant les traits jeune, les pupilles encore peinte en noir, assis sur son trône, coiffé du némès orné d'un uraeus, conférant au portrait du roi une majesté et la vitalité d'un éternel souverain. Ces statues avaient été enfouies suite à l'inhumation du roi ce qui les a préservé des aléas du temps et notamment des chaufourniers. Elles sont aujourd'hui exposées au Musée du Caire.




Sésostris III

Posté le 18.02.2008 par egypteancienne
Le règne de Sésostris III (-1878 à -1843 / -1842 (Redford, Grimal)), marque l'apogée du Moyen Empire. Ce pharaon est resté dans la mémoire des Égyptiens comme l'un des plus grands de leur histoire.

Cinquième roi de la XIIe dynastie, Sésostris III hérite d'un pays que ses prédécesseurs ont bien géré et su faire prospérer durant une longue période de paix. Son père Sésostris II a engagé la mise en valeur de l'oasis du Fayoum par de grands travaux d'aménagement et d'irrigation.

L'activité économique et commerciale florissante de l'Égypte attire de nombreux travailleurs asiatiques dans la vallée, et l'influence égyptienne est plus forte que jamais à Byblos, la vieille cité amie de Phénicie.

Cependant, malgré leur autorité réelle sur le pays, les premiers Amenemhat et Sésostris ont dû s'accommoder de la puissante noblesse locale des nomarques, dont certaines lignées étaient déjà en place lors de la Première Période intermédiaire et qui n'ont accepté le retour d'un pouvoir pharaonique fort qu'à condition de conserver leurs privilèges. Or, leur richesse et leur enracinement font craindre à Sésostris III qu'ils ne parviennent à affaiblir à nouveau la monarchie.


Règne


Dès son accession au trône, il entame une réforme administrative radicale qui brise le pouvoir de ces dignitaires locaux. La charge de nomarque est supprimée, et la gestion du territoire confiée à trois ministères régionaux (Nord, Sud et Nubie). Chacun des trois ministres est un fonctionnaire nommé par le roi, qui travaille sous l'autorité directe du vizir. Cette réforme entraîne la création de nombreux postes de fonctionnaires subalternes (officiers, scribes) qui constituent une nouvelle « classe moyenne » prospère et dévouée au pharaon.

Hors de l'Égypte proprement dite, Sésostris III doit assurer la reprise en main de la Haute-Nubie, entre les 2e et 3e cataractes. Cette pointe méridionale des possessions égyptiennes subit alors les incursions régulières de tribus kouchites venues du Sud. Le roi pacifie la région en quatre campagnes militaires, entre l'an VIII et l'an XIX de son règne. La frontière est renforcée par la rénovation ou la construction d'un réseau de huit forteresses pourvues de garnisons. Les habitants de la province, reconnaissants, placeront Sésostris III au rang des divinités locales. Au Nord, le pharaon lance une expédition militaire contre les Mentjiou, turbulents nomades sémitiques qui menacent régulièrement le nord-est de l'Égypte. Cette campagne le mène jusqu'en Palestine : il est le premier pharaon à mener de vraies opérations de guerre en Asie. Les sources égyptiennes mentionnent à cette occasion la ville de Jérusalem.

Sésostris III se fait construire sa pyramide à Dahchour, au nord de Licht, résidence de la XIIe dynastie. Les archéologues y ont découvert d'importantes cachettes, recelant de nombreux bijoux et parures.

Lorsqu'il disparaît, après trente-six ans de règne, l'Égypte du Moyen Empire est au sommet de sa puissance et de son influence.

Aménophis II

Posté le 18.02.2008 par egypteancienne
Amenhotep II (grec : Aménophis II) est le septième roi de la XVIIIe dynastie. Fils de la grande épouse royale Mérytrê-Hatchepsout et de Thoutmôsis III, il succéda à son père après une probable corégence de deux ou de trois ans. Manéthon l’appelle Misphragmuthôsis.

On situe son règne aux alentours de -1428 / -1427 à -1401 / -1400[1].

Monté sur « le trône d’Horus des vivants » à l’âge de dix-huit ans, il sut maintenir l'intégrité de l'empire par une politique d'une extrême brutalité.

Si l’on en croit la stèle du Sphinx à Gizeh, il était doué d’une force physique extraordinaire. Ainsi, sur son attelage, « pareil à Montou dans sa puissance », il aurait transpercé de ses flèches quatre cibles en cuivre d’un palme d'épaisseur,

« ce qui fut certes une prouesse qu’on n’avait jamais faite depuis que le monde existe, ni qu’on n’avait jamais entendu raconter, que de tirer une flèche contre une cible en cuivre, qu’elle en sortît et tombât par terre. »

À sa mort, la couronne échut à son fils Thoutmôsis IV, né de la dame Tiâa.


Règne


En l'an 3 (ou 7) de son règne, Amenhotep III entreprit sa « première campagne de victoires » dans la région de Takhsy. Il arriva sur les bords de l'Oronte, qu’il franchit à gué. Puis il redescendit vers le sud et atteignit Niy et Qadesh, dont les princes firent acte d’allégeance. Après un raid contre Khashabou, où le roi en personne fit prisonniers vingt-six Maryannou, l’armée victorieuse retourna à Memphis, « Sa Majesté étant pareille à un taureau puissant ». Les corps de six princes ennemis que le roi avait abattus à coups de massue furent exhibés à Thèbes ; un septième cadavre fut attaché au mur d'enceinte de Napata « afin de rendre manifestes les victoires de Sa Majesté, pour le temps éternel et le temps infini, dans toutes les plaines et toutes les montagnes de Nubie ».

En l'an 9, 25e jour du 3e mois d'akhet, le roi retourna en Palestine, sans doute d’urgence, car la campagne se déroula « à un moment où la présence des hommes était nécessaire pour les travaux des champs ». Il attaqua la ville de Yehem, prit Anaharta qu’il pilla et arriva à Megiddo dont il remplaça le prince par un de ses fidèles. À l’issue de la campagne, il put ramener en Égypte « 89 600 personnes, avec leurs biens innombrables, tout le bétail leur appartenant, et des troupeaux sans fin ». Les rois du Mitanni, du Hatti et de Babylone, quand ils eurent connaissance de son triomphe, lui firent présent de « tous les produits de [leur] pays (…) afin que leur fût donné le souffle de la vie ».

Bien que les conditions de vie des classes populaires nous échappent pour l’essentiel, l’Égypte d’Aménophis II donne une impression de prospérité, due en grande partie aux livraisons des pays tributaires, placés « sous les sandales de Sa Majesté », et à une main-d’œuvre que fournissaient les nombreux prisonniers de guerre. L’appareil administratif, bien rodé, était dirigé par des fonctionnaires dévoués, amis d’enfance du roi ou compagnons d’armes : Ousersatet, le « fils royal de Koush», qui avait pris part aux « campagnes de victoires », Menkhéperrêseneb, qui avait déjà servi Thoutmosis III, Sennefer, le maire de Thèbes, dont la tombe dit « des vignes » est l’une des plus richement décorées de la nécropole thébaine, ou encore Qénamon, directeur du Trésor et « responsable de tous les pays septentrionaux ».

À la différence de Thoutmôsis III, Amenhotep II n’était guère un « roi bâtisseur ». En effet, une part considérable de son œuvre architecturale consistait à achever les sanctuaires de son prédécesseur, notamment à Amada, à Éléphantine et à El Kab. À Karnak, il se fit représenter sur la face sud du 8e pylône dans l’attitude rituelle de pharaon tuant des captifs étrangers. Ailleurs sur le site, il ne subsiste plus de son œuvre que le pavillon de fête-sed entre le 9e et le 10e pylônes. Divers fragments remployés dans des édifices de ses successeurs attestent cependant un programme de construction plus ambitieux, dont il nous est toutefois difficile de mesurer l’importance.

Il avait fait aménager sa « demeure d’éternité », l’une des plus belles de la nécropole thébaine, dans la vallée des rois (KV 35). Victor Loret, qui la fouilla en 1898, y découvrit sa momie intacte, d’une taille hors du commun.


Aménophis III

Posté le 18.02.2008 par egypteancienne
Amenhotep III (ou Aménophis III en grec), est le neuvième pharaon de la XVIIIe dynastie (période du Nouvel Empire). Manéthon l’appelle Aménophis. Il règne trente-huit ans et sept mois, mais certains égyptologues pensent à une co-régence avec son fils Amenhotep IV à la fin de sa vie.

On situe son règne aux alentours de -1391 / -1390 à -1353 / -1352[1].

Il est le fils de la reine Moutemouia et de Thoutmôsis IV. Moutemouia assume la régence lorsqu'il monte sur le trône à l'âge de dix / douze ans. Amenhotep III va préférer maintenir la supériorité de l'Égypte par la diplomatie et il va chercher à renforcer les relations avec le puissant Mitanni. Des accords commerciaux sont pris avec Chypre et un important quota qui pouvaient entrer en Égypte de bois et de cuivre est fixé, ce qui apportait à l'île une exemption de droits de douane.

Sa grande épouse royale est Tiyi, fille de Youya (Prophète de Min) et Touya (ou Tyouyou). Il l’associe étroitement au pouvoir et à la fin de sa vie, alors qu'il est très malade, la reine va l'aider énormément dans la gestion de l'État. Il épouse aussi Giloukhepa (ou Gilu-Hepa), en l’an X de son règne, qui est la fille de l’empereur du Mitanni Shuttarna II. Il épouse ensuite la sœur du roi de Babylone, Tarhoundaradou, la fille du roi d’Arzawa, Tadukhepa (ou Taduhepa), la fille de Tushratta, nouveau roi du Mitanni et enfin ses deux filles Iset (ou Isis) et Satamon (ou Sitamon).

Tiyi lui donne sept enfants : le futur Amenhotep IV, Satamon, Iset, Henouttaneb, Nebetâh, Baketaton et Thoutmôsis dont l’existence est incertaine. Certains égyptologues pensent que Smenkhkaré (futur pharaon) pourrait être un fils qu'Amenhotep III aurait eu avec Satamon.

Il compte parmi les plus grands batisseurs de l'Égypte ancienne.


Règne


Amenhotep III mène l’Égypte à l’apogée de sa puissance. Ce n’est pas un guerrier. Durant son long règne, une seule expédition militaire est attestée en Nubie en l’an 5 de son règne, pour réprimer une révolte.

En l'an 2 de son règne (-1406), il prit pour épouse Tiyi qui devient la Grande épouse royale. Pour l'occasion il commande une série de grands scarabées dont le verso relate l'évènement et que l'on retrouvera disséminés dans tout l'empire.

Le scribe du roi, Amenhotep fils de Hapou, favori, directeur de tous les travaux du roi (architecte royal) est un « Premier ministre » de fait. Mérymosé devient vice-roi de Koush après Amenhotep.

Durant son règne Bakenkhonsou est grand prêtre d’Amon.

La fin de son règne est marqué par une dégradation de la politique internationale. Les princes mitanniens de Syrie, pourtant alliés de l'Égypte sont attaqués par une nouvelle puissance venue du Hatti, en la personne de l'empereur des Hittites Soupilouliouma (-1382 / -1342).

Amenhotep n'intervient pas pour venir à leur secours, malgré les appels des princes. L’Égypte, au contraire, signe un traité avec le Hatti. Le prince de Kadesh et le roi d'Amourrou (Liban) intriguent pour former une coalition de petits états, là encore Amenhotep laisse faire. Ces négligences vont laisser à son fils un empire ou le désordre s'est installé.


Économie et société


Oushebti d'Amenhotep III - Musée du LouvreL’Égypte, grâce à l’or nubien, est la première puissance financière du monde. On assiste à un développement des grandes villes en Égypte, surtout celles qui sont résidences royales (Thèbes, Memphis).

Les Shardanes, peut-être originaires de Sardes, en Asie Mineure, sont employés comme mercenaires d’élite par Amenhotep III.


Arts, cultures et religions


Il entreprend de nombreux chantiers de Nubie au Nord du pays. Il fait agrandir considérablement le complexe de Karnak en y faisant construire le temple de Louxor par son architecte Amenhotep fils de Hapou (qui, à l'instar d'Imhotep, l'architecte de Djéser, sera divinisé à titre posthume). L'élégance des formes architecturales et des proportions culmine alors (colonnes florales fasciculées à Louxor notamment).

Il fait également construire un immense château de millions d'années en face de Thèbes dont il ne reste aujourd'hui que les colosses dit « de Memnon ».

On note sous son règne un raffinement des formes de l'art officiel (statuaire, relief, peinture).

L'ouverture du pays se poursuit sous le règne d'Amenhotep III et on assiste a une syncrétisme religieux entre les dieux d'Égypte et d'Asie. Le roi du Mitanni envoie à Aménophis la statue miraculeuse de la déesse Ishtar de Ninive.

On considère parfois qu'Amenhotep III est l'un des initiateurs de l'art amarnien. Il est l’introducteur de la religion d’Aton qui va être suivie par son fils.

Horemheb

Posté le 18.02.2008 par egypteancienne
Horemheb est le dernier pharaon de la XVIIIe dynastie (période du Nouvel Empire). Manéthon l’appelle Horemheb (Armaîs).

On situe son règne aux alentours de -1323 à -1295.


Règne


Horemheb a un règne qui marque deux fins, celle de la XVIIIe dynastie et celle de la période amarnienne. Il est originaire de Hout Nesout (Moyenne Égypte), non loin d'Amarna et d'Hermopolis, et fait changer son nom, qui était à la cour d'Akhénaton Paatonemheb « Aton est en fête », pour celui d'Horemheb « Horus est en fête ». De scribe royal, il va avoir une carrière et une ascension formidable dans un pays qui souffre des bouleversements induits par la réforme religieuse atonienne. On ne lui connaît pas d’activité militaire sous Akhénaton mais pendant le règne de Toutânkhamon il est général en chef de la cavalerie, puis grand majordome. Il a ensuite le titre de prince "repâ" à Memphis. Il aide avec dynamisme à l’œuvre de réforme de Toutânkhamon.

Il reconquiert la Palestine et signe la paix avec Moursil II (-1341 à -1310) l'empereur des Hittites. Il entreprend la réorganisation totale du pays et y refait régner l'ordre et améliore les conditions de vie du peuple, alors dans une très grande misère.

Pendant cette période il se fait édifier à Saqqarah un très grand et très somptueux monument funéraire qui retrace les grands évènements de sa carrière et illustre à grand renfort de détails le prestige du personnage qui devient rapidement l'homme providentiel qui saura préserver le pays des menaces externes et des troubles internes.

A la mort, sans doute prématurée, du jeune pharaon c'est pourtant Aÿ qui succède au trône, dernier représentant d'une dynastie dont il n'est même pas le descendant. Ce faisant il facilite sans doute l'arrivée sur le trône d'Horus d'Horemheb qui le ravit au fils d’Aÿ, Nakhtmin avec l’aide des prêtres d’Amon, pressés d'effacer les dernières traces d'une période néfaste pour le culte de leur dieu.

Il rend alors public le programme de son règne dans un édit figurant sur une stèle à Karnak, stèle dite du rétablissement, stèle vraisemblablement usurpée à Toutânkhamon. Pour défendre et protéger le peuple contre les vols, la corruption et le pouvoir des fonctionnaires, il instaure une série de mesures répressives avec des châtiments immédiats.

Il épouse Moutnedjemet, qui est peut-être la sœur de Néfertiti et une certaine Amenye. Sans fils légitime, il nomme comme successeur son vizir et général en chef Pa-Ramassou, le futur Ramsès Ier, originaire des environs de Tell el-Dab'a dans le delta. Le pouvoir passe des pharaons « civils » aux pharaons « militaires », c'est-à-dire issus du corps des généraux.

Au contraire de ses prédecesseurs immédiats sa mémoire sera honorée pendant les débuts de la dynastie suivante. En effet, le premier tombeau qu'il se fit édifier à Saqqarah recevra outre la dépouille de Moutnedjemet, des inhumations secondaires de la période ramesside et probablement celle de Bentanat, une des filles ou petites filles de Ramsès II car deux oushebtis à son nom y ont été retrouvés par les archéologues de l'Egyptian Exploration Society qui continuent à fouiller le secteur et à restaurer les tombes qui y ont été découvertes. En effet, toute une nécropole de dignitaires de la cour du grand pharaon de la jeune XIXe dynastie s'installera à proximité de ce véritable temple dédié au culte funéraire d'Horemheb devenu une sorte de référence. On y a retrouvé notamment des stèles et dédicaces des prêtres memphites rattachés à ce culte sous les premiers ramsès et dont les tombes sont sans doute aménagées à proximité du premier mémorial d'Horemheb.

De son activité de bâtisseur royal on retient trois pylônes dans le temple d’Amon Rê à Karnak, le creusement d'un spéos au Gebel Silsileh, l'achèvement d'un temple funéraire sur la rive ouest de Thèbes, temple initialement prévu par Aÿ, ainsi qu'un tombeau (KV57) dans la Vallée des Rois dont l'architecture et la décoration préfigure les grands hypogées royaux de Séthi Ier et de son fils Ramsès II.


Sépulture


Bien qu'il se soit fait construire une immense tombe à Memphis au temps où la cour de Toutânkhamon y séjournait, c'est dans son hypogée de la vallée des rois qu'il s'est fait enterrer.

Cette sépulture innove sur le plan technique puisque l'emploi du relief en creux remplace la peinture sur plâtre ou sur enduit. C'est la première tombe à présenter dans son programme décoratif les chapitres du Livre des Portes.


Séthi Ier

Posté le 18.02.2008 par egypteancienne
Séthi Ier (également écrit Séty Ier ou Séti Ier) a été un pharaon d'Égypte, qui régna de -1291 à -1278. Fils du pharaon Ramsès Ier, il fut le père du pharaon Ramsès II.

Au début de sa carrière, probablement sous Horemheb puis sous les ordres de son père, il portait déjà les titres prestigieux et puissants de "prince régent, vizir et maire de Thèbes, scribe royal, officier de la charrerie, gouverneur de la forteresse de Tjarou". Sa femme et grande épouse royale, Mouttouya, devait être la fille d'un militaire. Nous ne connaissons son visage que par un portrait retrouvé dans sa tombe dans la vallée des Reines, la no 80, où sa momie fut déposée, vers la 21e ou 20e année du règne de son fils Ramsès II.

Il mourut probablement en désignant auparavant comme corégent Ramsès II et fut enterré dans la vallée des Rois dans la tombe KV17 qui reste la plus grande et la mieux préservée des tombes royales de la vallée. Sa momie fut retrouvée dans la tombe de la Cachette (DB 320) en compagnie de celle de son fils et de nombreux autres pharaons ; bien conservée elle lui donne l'allure d'un grand homme endormi.


Règne


Séthi Ier devait être âgé d'environ trente ans lorsqu'il accéda au trône laissé vacant par son père, Ramsès Ier, le fondateur de la XIXe dynastie. Elevé dans une tradition militaire, le vaillant pharaon qui déjà sous Horemheb entama sa carrière, dût combattre sur les frontières Est de l'Empire contre la menace sérieuse des Hittites que les derniers rois de la XVIIIe dynastie laissèrent trop grandir.

À son avènement une véritable révolte des pays vassaux de l'Égypte, qui tentaient de s'affranchir de la tutelle pharaonique en jouant la carte du Hatti, obligea Séthi à prendre les armes et à organiser une tournée militaire jusqu'en Amourrou, qui se solda par une victoire totale de Pharaon. Ces combats sont relatés sur le mur sud de la salle hypostyle de Karnak qu'il fait bâtir, dont la fameuse illustration du siège de la citadelle de Dapour. Bien que ses conquêtes apportèrent un calme relatif à l'Égypte, elles furent rapidement remises en cause par les Hittites, qui usèrent de leur influence et de leur or afin que les roitelets locaux passent de leur côté. Ainsi le prince de Qadesh, la rebelle, à peine Séthi de retour en Égypte, poussa à la révolte ses voisins et chercha alliance avec le Grand du Hatti, Mouwatalli. C'est cette situation que retrouvera à son tour son fils et successeur Ramsès II.

Séthi se distingue aussi par ses constructions à Abydos où il édifie un temple cénotaphe, comprenant un Osireïon, et à Gournah où il fit construire son temple funéraire. Des morceaux de reliefs de ce temple que des voleurs avaient dérobés sont restitués par l'université allemande de Tübingen.





Merenptah

Posté le 18.02.2008 par egypteancienne
Mérenptah ou Mineptah est un pharaon de la XIXe dynastie (-1213 / -1204). Il est le fils de Ramsès II, certains auteurs pensent qu'il est le pharaon opposé à Moïse lors de l'Exode.


Règne


Le prince héritier Imenherkhépéshef mourut avant le trépas de son père ; ce fut Mérenptah, le treizième fils de Ramsès II, qui succéda à son père. Sa mère était la grande épouse royale Isis-Néféret. Il devint pharaon puisque tous ses aînés avaient ainsi disparu. Son nom de couronnement fut "Ba en Rê, Méryamon", l'âme du soleil, l'aimé d'Amon. Il ne régna que huit années ou un peu plus.

Sa montée sur le trône ne posa pas de problème étant donné qu'il était le seul héritier en titre à la mort de son père. Très tôt il dut faire face à une révolte en Nubie, matée rapidement, et en l'an 5 de son règne, il put arrêter la marche des envahisseurs libyens à la frontière orientale du delta. Dans le Proche-Orient, il affronta la rébellion de plusieurs agglomérations cananéennes. Ainsi, sur la stèle rappelant ses victoires, figure pour la première fois le nom d'Israël, parmi les nombreuses petites tribus sémitiques qu'il eut à réprimer.

Cette stèle en granit de plus de trois mètres de haut était placée dans le temple funéraire du roi. Il s'agit en fait d'un hymne au roi Mérenptah, célébrant sa victoire sur les Libyens, suivi d'une énumération d'autres villes et régions de Syrie-Palestine vaincues par le pharaon.

En raison de cette stèle et de cette mention, certains historiens pensent que Mérenptah fut le pharaon de l'Exode. Cependant, les récentes données archéologiques sur les premiers Israélites en terre de Palestine (1990) ont montré qu’il s’agit d’un groupe qui se développe progressivement, à partir de -1200, sans arrivée massive d’une population extérieure.

Mais la menace la plus sérieuse, cette fameuse 5e année du règne, fut celle de la première incursion des Libyens alliés aux peuples de la mer qui s'étaient déjà massés aux marches ouest de l'Égypte. Le combat tourna à l'avantage des Égyptiens malgré une réaction tardive. Il les arrêta un temps repoussant pour quelques dizaines d'années une invasion plus massive qui devait se produire sous Ramsès III.

Mérenptah fut un grand constructeur à Memphis, si l'on en juge par les ruines d'un palais et d'un temple qu'il y fit construire au sud de l'enceinte principale de la ville. Il acheva sans doute aussi la décoration de la salle hypostyle du grand temple de Ptah, où sa titulature suit celle de Ramsès II.

On lui doit également une salle ou une cour à colonnes à Héliopolis, dont les restes se trouvent exposés et partagés entre le musée en plein air installé autour de l'obélisque de Sésostris Ier, et les jardins du musée du Caire. On a également retrouvé et redressé une colonne dédicatoire à l'ouest de la grande enceinte des temples solaires, dite Colonne de la Victoire de Mérenptah, qui commémore l'issue victorieuse de ses combats contre les envahisseurs.


Sépulture


Sarcophage de MérenptahIl se fait construire un temple funéraire sur la rive ouest de Thèbes, avec l'aide de matériaux provenant des ruines voisines des temples funéraires de la dynastie précédente. On y a retrouvé des reliefs d'Amenhotep III, mais également d'Hatchepsout.

Plus modeste que celui de son illustre père, le temple funéraire de Mérenptah est totalement détruit, mais n'en est pas moins un exemple complet, avec ses deux pylônes, ses deux cours, son palais de temple, son sanctuaire et ses magasins. Il a fait l'objet ces dernières années d'une fouille exhaustive et d'une restauration partielle. Un petit musée y a été construit y abritant les principales découvertes effectuées sur le site.

Mérenptah sera enterré dans la vallée des rois, dans la tombe KV8 qui resta inachevée à cause de la brièveté de son règne. Avec sa mort commence la crise dynastique qui devait avoir lieu à cause du trop long règne de son père et de la multitude d'enfants qui composait la famille royale et qui tôt ou tard réclamerait le trône à leur tour.

Ramses III

Posté le 18.02.2008 par egypteancienne
Ramsès III (Ramsès Ousermaâtrê-Méryamon : Né de Râ, la justice de Rê est puissante, apprécié d'Amon) est le dernier grand souverain du Nouvel Empire. Pendant son règne, qui dure un peu plus de trente ans, le souverain ne cesse pas de lutter contre la corruption qui gangrène le pays ; il doit également repousser les peuples de la mer, des envahisseurs ralliés.

Ramsès III a régné de de -1186 à -1154, après un règne que les chroniques (papyrus Harris) indiquent avoir duré 31 ans et 41 jours.

Sous leur domination s'est terminé l'empire hittite et d'autres entités politiques moins importantes. Le Moyen-Orient fut touché, mais sans l'intervention de Ramsès, le pays égyptien aurait subi sa seconde domination, après celle des Hyksôs.

Le roi est connu pour la construction de son temple funéraire sur la rive ouest de Thèbes, le Médinet-Habou. Là sont enterrés les membres de la cosmogonie Hermopolitaine, selon la légende, et ils reçurent un culte jusqu'à l'arrivée des Romains.

Sa tombe (KV11) dans la vallée des Rois (Biban el-Moulouk : Porte des Rois) est d'une finesse absolue. Les scènes sont fidèles à l'art égyptien.


Règne


La fin du règne de Ramsès III est marquée par deux évènements majeurs: les grèves des artisans de l'Institution de la Tombe à Deir el-Médineh accusant l'administration de retards chroniques dans le ravitaillement, charge de l'État en paiement des travaux exclusivement destiné à l'aménagement des sépultures royales, et le déclenchement d'une cabale de palais, la conspiration dite du harem.

Selon Pierre Grandet, ses instigateurs profitèrent vraisemblablement de l'annonce imminente de la mort du roi pour passer à l'acte. Il s'agissait de remplacer l'héritier légitime du trône, le prince Ramsès alors âgé de plus de 45 ans, par l'un de ses demi-frères, Pentaour, soutenu par sa mère, la reine Tiyi qui avait su rallier à sa cause un très grand nombre de hauts fonctionnaires et gradés de l'armée.

L'affaire, ébruitée, finit par attirer l'attention du prince Ramsès qui, l'expérience et les appuis militaires aidant, réussit à faire traduire les principaux instigateurs devant un tribunal d'exception : quarante personnes dont des prêtres accusés d'avoir eu recours à la magie noire pour parvenir à leurs fins. Trois des douze juges mandatés pour procéder à l'examen des actes d'accusation se laissèrent corrompre et vinrent grossir le nombre des prévenus. Le papyrus judiciaire de Turin qui relate le déroulement du procès et de ses rebondissements dresse plusieurs listes d'accusés. Ceux de la première voient leurs noms transformés pour les vouer à la déchéance éternelle, ils seront exécutés (sans que l'on sache précisément comment, le texte se contentant d'utiliser la formule "leur peine est venue vers eux"). Ceux de la seconde, du fait de leur proximité avec la fonction royale, Pentaour le premier, sont condamnés au suicide par empoisonnement. Les juges corrompus subissent des mutilations, oreilles et nez. L'un d'eux se suicide à la suite de cette peine infâmante. En ce qui concerne la reine Tiyi et les proches de la famille royale, les sources disponibles ne donnent aucune précision quant à leur sort. Il est fort possible que leur position dans la hiérarchie ainsi que leurs fonctions sacerdotales les aient définitivement mis à l'abri de la peine capitale. Ayant réglé la succession de son père défunt et légitimé son accession en présidant aux cérémonies funéraires, Ramsès IV put désormais débuter son propre règne qui dura six années.

Le procès des conjurés est retracé dans le papyrus dit judiciaire de Turin, dont le principal des trois fragments qui le composent est conservé au Musée égyptien de Turin. Il est également corroboré par une série de fragments, les papyri Lee, Rollin, Varzy et Rifaud.
Première page | <<< | 1 2


Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus