Créer un blog Présentation

Nom du blog :
egypteancienne
Description du blog :
égypte ancienne est un site de découverte sur l' égypte ancienne...
Catégorie :
Blog Voyage
Date de création :
16.02.2008
Dernière mise à jour :
18.02.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· Pharaon et Reines (0)

Navigation

Accueil
Livre d'or egypteancienne
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Toutankhamon

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

RSS

Blogs 12 à découvrir :

· ustrip
· lareunionparpekin
· couleursdecultures
· india07
· rando66iut
· madrilenas
· queenstown
· 2ceninde
· moorea
· frenchinoz

Toutankhamon

Posté le 16.02.2008 par egypteancienne
Toutânkhamon (né v. -1345, mort en -1327) est le onzième pharaon de la XVIIIe dynastie (Nouvel Empire). Il est le fils d'Akhénaton et de sa seconde épouse, Kiya. On situe son règne aux alentours de -1336 / -1335 à -1327[1].

Lorsque, le 4 novembre 1922, l'archéologue britannique Howard Carter découvre la sépulture de Toutânkhamon et ses incroyables richesses, il offre à un jeune souverain, au règne bien effacé, l'occasion unique d'entrer dans l'histoire.


Généalogie


Toutânkhaton de son nom de naissance, serait né à Thèbes ou à Amarna où il grandit dans le cercle de la famille royale. Son nom signifie « L'image vivante du dieu Aton », c'est-à-dire une réincarnation terrestre d'Aton.

La filiation de Toutânkhaton reste un mystère. Sa mère est-elle une simple épouse du harem royal, ou bien est-elle Tiyi, la grande veuve royale du pharaon Amenhotep III, ou encore Kiya mystérieuse épouse secondaire d'Amenhotep IV, connu aussi sous le nom d'Akhénaton, ou, comme il est admis aujourd'hui par une grande majorité de spécialistes, est-il le fils d'Amenhotep IV et de la reine Néfertiti ?

Ses origines restent donc très obscures, d'autant plus que durant le règne d'Horemheb, un de ses successeurs, son nom et celui des souverains amarniens précédents sont effacés.

Histoire

En l'an-1338, Akhénaton meurt d'une éprouvante maladie ; lui succède une reine du nom de Ânkh-Khéperourê, reconnue aujourd'hui comme la sœur ainée de Toutânkhamon, Mérytaton. Elle disparaît rapidement (pour des raisons inconnues) et Toutânkhaton monte sur le trône de la Haute et Basse-Égypte, bien qu'il ne soit encore qu'un enfant de neuf ans. Il est légitimé en épousant[2] Ânkhésenpaaton, née à la fin de l’an VII d'Akhénaton, la troisième fille de Néfertiti et d'Amenhotep IV, qui sera son épouse royale sous le nom de Ânkhésenpaamon.

Trop jeune pour régner, c'est le divin père Aÿ et le général Horemheb qui détiennent le véritable pouvoir administratif et militaire. La contre-réforme est puissamment amorcée. Sous l'influence des prêtres et thuriféraires de l'ancienne religion, qui le manipulent, l'enfant-pharaon renoue avec les traditions et prend le nom de Toutânkhamon, signe d'Amon, le dieu excommunié rétabli, tandis que son épouse devient Ânkhésenpaamon. Conversion strictement politique ? Ils lui font restaurer le culte Amonien et quitter Akhetaton pour retourner à Thèbes puis à Memphis, qui redevient la capitale de l'empire. Cependant, il ne semble pas que le couple royal ait abandonné totalement la religion atonienne comme en témoigne le trône où l'on peut apercevoir le disque solaire Aton tendre la croix de vie au pharaon et à sa femme.

Toutânkhamon établit la restauration des temples endommagés sous l'épisode amarnien et se fait ériger à l'ouest de Thèbes un nouveau temple. Il n'a pas le temps de se faire construire sa demeure d'éternité, disparaissant brusquement en -1327, à dix-huit ans[3], par maladie, accident ou sous les coups d'un assassin, sans avoir pu affermir son pouvoir. Sans héritier, avec lui disparaît la lignée Ahmosis. Il est enseveli à la hâte dans une petite tombe qui n'avait pas été construite pour lui. La tombe initialement prévue pour lui allait devenir celle de son successeur Aÿ.

Une « légende », aussi attribuée à Mérytaton (et avec plus de certitude), fait que sa veuve, Ânkhésenpaamon, supplia le roi hittite Suppiluliuma de lui envoyer un fils, pour monter sur le trône, ce qu'il accepta en faisant partir le prince Zannanzach (ou Zananza) qui n'arriva jamais. On ne sait pas ce que devient la veuve, certains avancent un mariage avec son successeur Aÿ qui succéda au jeune pharaon.

Au bout de soixante-dix jours, on l'inhume selon les rites funéraires royaux dans sa maison d'éternité : momification, masque mortuaire, cercueils et sarcophages, quadruples vases canopes pour les viscères, mobilier et objets funéraires, jouets et souvenirs du pharaon enfant.

Sur les raisons de sa mort, nous ne savons rien si ce n'est que l'examen de sa momie a révélé une blessure au bas du crâne qui pourrait laisser supposer qu'il n'est pas mort d'une mort naturelle. Certains vont même jusqu'à avancer que son décès aurait été provoqué par des coups reçus à l'arrière du crâne par quelqu'un agissant sur l'ordre d'un de ses deux successeurs. Les derniers indices relevés lors d'un examen au scanner de la momie, en février/mars 2005, écartent la piste d'un coup sur la tête et laissent supposer qu'il serait mort des suites d'une infection généralisée provoquée par une plaie au niveau des jambes (il existe une fracture de l'extrémité inférieure du fémur gauche, avec des signes d'infection locale à la tomodensitométrie). La cause de sa mort demeure toutefois toujours mystérieuse à ce jour (blessure consécutive à un accident, à une tentative de meurtre ou à un combat)...

Deux momies d'enfants (un avorton de sept mois et mort-né atteint de spina bifida) ont été retrouvés dans sa tombe.

Depuis le 4 novembre 2007, sa momie est installée dans une vitrine la protégeant de l'humidité et révèle pour la première fois le visage du roi au public.


Trésor de Toutânkhamon

Le fabuleux trésor retrouvé dans la tombe de Toutânkhamon, qui est l'une des seules sépultures à avoir été découverte intacte, et alors même qu'il s'agit d'un pharaon insignifiant, laisse augurer de la richesse des autres tombeaux dans leur état d'origine, à jamais perdu.

Selon le journal de Carter, la tombe de Toutânkhamon recelait 171 objets : du mobilier, dont un splendide trône, plusieurs lits, dont un surprenant lit aux deux longues vaches dorées, qui témoignent d'une habileté technique rarement égalée dans la suite des temps ; des bijoux; des statuettes, têtes et masques ; des cannes (environ 130), des vases, des éventails, etc .

Nefertiti

Posté le 17.02.2008 par egypteancienne
Néfertiti fut la Grande épouse royale d'Akhénaton, l'un des derniers rois de la XVIIIe dynastie.

Sa beauté est légendaire, et il est certain qu’elle exerçait un rôle politique et religieux important pendant la période amarnienne. En effet, lorsqu'une équipe d'archéologues américains entreprit récemment la reconstitution virtuelle des parois du temple d'Aton à Karnak à partir de talatates, — un gigantesque puzzle de plus de six mille blocs en grès retirés du IXe pylône —, elle eut la surprise de constater que les représentations de Néfertiti étaient plus nombreuses que celles d’Akhénaton, son royal époux. Ailleurs, la reine est figurée dans la pose traditionnelle de pharaon châtiant les ennemis de l'Égypte, ou officiant aux côtés du roi devant leur dieu Aton. D’autres reliefs encore montrent le couple royal et les petites princesses dans leur intimité familiale. Toutes ces scènes sont la preuve que la reine exerçait un pouvoir considérable, l'art officiel n’ayant jamais montré de scènes similaires auparavant.

Il n'est pas établi que Néfertiti ait survécu à Akhénaton. Certains égyptologues ont conjecturé cependant qu’à la fin du règne elle aurait été corégente d’Akhénaton sous le nom de Smenkhkarê, dont on pense en général qu'il s’agit d’un jeune frère d'Akhénaton.

Qui donc était La-Belle-est-venue ? Était-ce la fille d’un grand dignitaire, le futur pharaon Aÿ, ou bien une fille d’Amenhotep III ? Nous l’ignorons. Il se peut tout aussi bien qu’elle soit la princesse Tadukhipa que le roi de Mitanni Toushratta envoya à son frère et beau-fils Amenhotep III, le nom égyptien de Néfertiti, La Belle est venue, semblant indiquer une origine étrangère. La date de son mariage et de sa montée sur le trône non plus ne sont pas connues avec certitude, comme c’est le cas pour beaucoup d’autres données de cette époque.


La disparition de la reine


Akhénaton et Néfertiti, musée du LouvreEn l’an douze du règne d’Akhénaton (vers -1336) (cf. datation), Mérytaton remplaça sa mère comme Grande épouse royale, et, à partir de l’an quatorze, Néfertiti disparut de l’iconographie amarnienne. Sur quelques reliefs, son nom et son visage furent même martelés et remplacés par ceux de Mérytaton. Il n’est pas impossible qu’elle soit déjà morte à cette date — d’après une hypothèse, de mort violente —, à moins qu’elle ne soit tombée en disgrâce. Les raisons véritables de cette disparition subite nous échappent encore. Il est vrai que des sceaux de jarre à vin avec son nom ont été retrouvés dans le palais nord d'Akhetaton (l’actuelle Tell el-Amarna), ce qui signifie peut-être qu’elle y vécut à la fin du règne, exilée loin de la Cour royale.


La disparition de Néfertiti coïncide avec la corégence de Smenkhkarê et d’Akhénaton. Néfertiti serait-elle identique à Smenkhkarê, qui, durant les deux dernières années du règne, partageait le pouvoir avec Akhénaton ? Ou bien fut-elle évincée par une rivale, Kiya, la « Grande Épouse, aimée du Roi » ? Ici encore, nous en sommes réduits à des conjectures. Quoi qu’il en soit, Smenkhkarê et Akhénaton moururent à quelques mois d’intervalle, en -1333 et en -1334.

Akhénaton eut comme successeur un jeune garçon d’une dizaine d’années, son fils ou son frère, Toutânkhaton, le futur Toutânkhamon, époux de la princesse royale Ânkhésenpaaton. Nouvelle hypothèse, qui est toutefois du domaine de l’histoire-fiction, car aucun document ne l’étaye : Néfertiti, encore en vie, mais officiellement retirée des affaires publiques, aurait gouverné dans l'ombre, étant donné le jeune âge du nouveau roi. Cette influence — et probablement sa propre vie — se seraient alors achevées pendant la troisième année de règne de Toutânkhamon, en -1331. C'est en cette année en effet que Toutânkhaton adopta le nom de Toutânkhamon, reniant le culte monothéiste d’Akhénaton et marquant officiellement son soutien au dieu thébain Amon. En même temps, la famille royale abandonna Akhetaton, la ville d’Aton, et revint à Thèbes.

Qu’on identifie Néfertiti à la princesse mitannienne Tadukhipa, à Smenkhkarê ou même à Kiya, qu’elle soit morte pendant le règne d’Akhénaton ou qu’elle ait survécu à son royal époux : aucune de ces hypothèses ne fait l’unanimité. Seules de nouvelles découvertes archéologiques pourraient éventuellement préciser le rôle de Néfertiti à la fin du règne d’Akhénaton et expliquer sa disparition subite.


La momie de Néfertiti


Le 9 juin 2003, l'archéologue anglaise Joann Fletcher, professeur à l'Université de York, annonça qu’une des momies découvertes en 1898 dans la tombe KV35 de la Vallée des Rois, mais non encore identifiée, serait celle de la reine.

La momie était en si mauvais état que, d’après Joann Fletcher, elle avait probablement été saccagée peu après la momification. La technique utilisée serait celle employée par les embaumeurs de la XVIIIe dynastie. La position du corps indiquerait un personnage royal.

Le 12 juin, soit trois jours plus tard, Zahi Hawass, directeur de l'ESCA (Egypt's Supreme Council for Antiquities, Conseil suprême des Antiquités égyptiennes), mit en avant l’absence de preuves étayant cette hypothèse, et démentait publiquement que cette momie fût celle de Néfertiti.

Ramses II

Posté le 17.02.2008 par egypteancienne
Ramsès II, appelé aussi Ramsès le Grand, est le troisième pharaon de la XIXe dynastie. Manéthon l'appelle Ramsès (ou Ramesses Miamoun, Rampses). Il est né aux alentours de -1304/ -1305 et règne de -1279 à -1213[1].


Généalogie

Il est le fils de Séthi Ier et de la reine Mouttouya (ou Touy, ou Touya). Il a un frère qui se nomme Nebchasetnebet, mais ce dernier meurt jeune, et une sœur ainée, Tia. Certains égyptologues citent aussi une autre sœur nommée Henoutmirê. Il lutte contre les Hittites et construit une série de temples en Nubie dont les plus célèbres sont ceux d'Abou Simbel. Après la bataille de Qadesh en l'an IV de son règne, contre l'armée de l'empereur des Hittites, Muwatalli (-1310/-1269), la frontière sur l'Oronte est stabilisée.

Son règne de 66 ans est exceptionnellement long et marque la dernière grande période de prospérité de l'Égypte ancienne. Il est marié à une douzaine d'épouses (cinq ou six « grandes épouses ») :

Néfertari, la préférée, qu'il représente sur de nombreux bâtiments et pour laquelle il fait creuser un magnifique hypogée dans la vallée des reines sur la rive occidentale de Thèbes et dont la construction d'Abou Simbel représente l'amour du couple royal. Avec Néfertari, il a cinq fils dont Méry-Atoum (ou Mériatoum), Grand Prêtre de Rê, et quatre filles dont Méritamon (ou Mérytamon).
Iset-nofret ou Isis-Nofret , mère de six enfants dont Bentanat, Khâemouaset et Mérenptah qui sera le successeur de Ramsès ;
puis six de ses filles :

Bentanat (ou Bint-Anath),
Mérytamon (appelée aussi la Reine blanche),
Iset-Nofret II,
Nebettaouy,
Henouittaoui,
Hénoutmirê ;
puis une princesse babylonienne, une princesse syrienne et deux princesses hittites, filles de l’empereur Hattousili III (-1264/-1234), dont Maâthornéferourê.

Son harem ne comptera pas moins de deux cents concubines. Toutes ces femmes lui donnent une grande quantité de garçons et filles, on en dénombre 106.


Le bâtisseur


Ramsès II, Abou SimbelRamsès II est un grand bâtisseur, c'est lui qui fait de Pi-Ramsès la « capitale » à l'est du delta du Nil, la dotant de temples grandioses, d'un grand palais, d'un port et d'arsenaux, s'assurant ainsi un poste avancé pour préparer ses expéditions dans le levant, et régner sur un immense empire s'étendant de la quatrième cataracte en pays de Kouch jusqu'aux frontières du Hatti et du Mitanni sur l'Oronte.

Il achève ainsi de restaurer la grandeur de l'Égypte des Thoutmôsis perdue suite à l'aventure amarnienne. Grâce à une politique défensive efficace (il construit une série de forts à l'ouest du delta dont on a retrouvé les traces récemment) il offre une période de paix au pays favorisant ainsi le développement des arts et des métiers.

Il achève la grande salle hypostyle du temple d'Amon-Rê à Karnak, ajoute une grande cour à portique au temple d'Amon-Min à Louxor, ainsi qu'un grand pylône précédé de deux obélisques.

Il construit son temple funéraire, le Ramesséum, en face de Louxor, qui comprend deux pylônes précédant deux cours à portiques et une grande salle hypostyle. Diodore de Sicile nous donne une description fidèle de ce monument qu'il nomme alors le Tombeau d'Ozymandias, forme grécisée du nom de couronnement de Ramsès : Ouser-Maât-Rê.

Il fait également édifier un temple cénotaphe à Abydos non loin de celui de son père qu'il achève de décorer. Puisant dans les ruines de l'ancienne capitale d'Amarna, il rebâtit le temple de Thot d'Hermopolis, l'antique Khemenou, en réutilisant notamment les temples et bâtiments du site voisin.

Il construit également à Memphis, agrandissant le temple de Ptah avec l'adjonction sur son axe ouest d'une grande salle hypostyle précédée d'un pylône devant lequel il dresse des colosses, mais en édifiant aussi une série de temples et chapelles sur le parvis du sud de l'enceinte où il élève au moins un grand colosse à son effigie qui gît actuellement sur le dos.

De même il restaure également à Bubastis, où il refait ou décore la salle hypostyle du temple de Bastet. On y a retrouvé récemment un colosse à l'image d'une de ses épouses royales, qui aujourd'hui a été redressé et est visible dans le champ de ruine de la cité antique.

En revanche, il est établi aujourd'hui qu'il fait également enlever ou plutôt remplacer le nom de certains de ses prédécesseurs pour mettre le sien à la place quand il restaure leurs monuments. Ce trait particulier lui donne une réputation d'usurpateur tant nous possédons d'exemples de statues et monuments réinscrits à son nom. Si cette activité est quelque peu abusive, il convient de rappeler que de nombreux monuments et sanctuaires ont souffert dans les années qui précédent l'avènement de la XIXe dynastie et de ce fait nécessitent une restauration voire une reconstruction complète.

On peut voir ce type de « réaménagement » au temple de Louxor, où dans la cour qu'il fait édifier en l'honneur d'Amon-Min, il intercale des colosses entre les colonnes des portiques qui la bordent, certains sculptés sous son règne, d'autres « usurpés » d' Amenhotep III.

Remplissant son rôle de garant de l'équilibre entre les hommes et les dieux, Ramsès se doit de rétablir les cultes et de les doter de biens permettant de les assurer dans tout le pays.

L'un de ses fils, Khâemouaset, Grand prêtre de Ptah à Memphis et un temps héritier en titre de la Double Couronne, est chargé de cette mission, parcourant les sites délabrés et inscrivant des stèles commémoratives de cet exploit (voir par exemple la restauration entreprise sur la pyramide d'Ounas de la Ve dynastie qui comporte sur son revêtement sud encore visible un texte du prince en l'honneur de son père et de son illustre prédécesseur).

C'est lui qui est chargé également de l'organisation des grandes fêtes jubilaires de Ramsès II, les fêtes-Sed, jusqu'à ce qu'il soit remplacé dans cette fonction par son frère Mérenptah. C'est pour l'occasion de ces jubilés qu'il fit bâtir un grand parvis à Pi-Ramsès qui comportait au moins six obélisques de grande taille.


Les « colosses » de Ramsès


Statue monumentale de Ramsès II, MemphisRamsès II fit ériger des colosses à son effigie dans les grands temples construits ou restaurés.

Les plus célèbres sont bien sûr ceux en façade des temples d'Abou Simbel, ceux qui encadrent l'entrée du pylône du temple de Louxor, le colosse couché à Memphis, ainsi que celui qui trônait depuis quelques décennies en plein centre du Caire, sur la place qui porte son nom devant la gare centrale. Attaqué par la pollution, ce dernier a été transféré le 25 août 2006 vers Gizeh afin d'être installé au cœur du Grand musée égyptien actuellement en cours de construction.


La lutte puis la paix avec les Hittites


Comme son père Séthi Ier, il veut protéger l'Égypte à l'Est contre les Hittites d'Asie et doit faire face à la menace dès le début de son règne. Il manœuvre énergiquement en plusieurs campagnes pour s'assurer ses arrières en Syro Palestine et attaque la ville de Qadesh lors de sa 5e année de règne, mais ne remporte qu'une semi victoire.

Ses troupes sont coupées en deux par la charge de l'armée hittite et il se retrouve seul face au danger. Le camp royal est investi et ses troupes battent en retraite, voire s'enfuient. Grâce à l'intervention de réservistes, les « Néarins », et la marche forcée des contingents restés plus en arrière, il parvient à repousser l'attaque et à chasser les troupes de Mouwatalli au delà de l'Oronte. Cependant, au contraire de son père et de son illustre ancêtre Thoutmôsis III, il ne s'empare pas de la citadelle et Qadesh reste aux mains des Hittites.

Ce haut fait d'armes, dont nous possédons plusieurs versions en égyptien, sur papyrus (le poème de Pentaour), mais surtout sur les grands tableaux historiés qu'il fait sculpter sur les murs des principaux temples du pays (Louxor, Karnak, Ramesséum, Abou Simbel...), est considéré par le roi comme une grande victoire qu'il offre à Amon qui l'aurait alors secouru en plein désarroi et abandon au milieu d'un péril certain. Les Hittites se déclarent eux aussi vainqueurs de leur côté, l'issue de la bataille ayant davantage l'aspect d'un statuquo que d'une débandade. Ramsès ne pousse d'ailleurs pas plus loin cet avantage annoncé, et préfère renforcer ses positions.

Il semble que se soient les Hittites qui prennent l'initiative de proposer à l'Égypte une véritable proposition d'alliance et de paix[3]. Hittites et Égyptiens s'engagent à ne plus se faire la guerre, à s'aider mutuellement en cas de catastrophe ou bien d'invasion. Il s'agit sans doute du premier traité de paix connu au monde. Le traité définitif n’aurait été conclu qu’à la 34e année du règne de Ramsès, quand l’empire adversaire avait déjà changé dans les mains traîtresses de Hattusil III, frère de Mouwatalli, qui s’empara du trône, expulsant le fils de l’ancien souverain. Nous possédons la version égyptienne de ce traité et celle hittite a également été retrouvée à Hattussa, la capitale du royaume hittite (dans l'actuelle Anatolie en Turquie).

Les négociations conduisent les deux souverains à s'envoyer un volumineux courrier ainsi que des cadeaux en grand nombre. À ce ballet épistolaire participent non seulement les souverains mais aussi les reines et les ministres, tel le vizir Paser. C'est alors qu'est évoqué un possible mariage entre Ramsès II et une fille du roi Hattousili III. Cette pratique est courante et Ramsès a déjà épousé une princesse babylonienne.

Cependant la négociation du mariage est difficile en raison des garanties exigées par la femme d'Hattousili, Puduhepa, qui a semble-t-il une influence déterminante sur son époux. En particulier, elle exige que ses messagers puissent joindre la princesse sans entraves. S'agit-il de l'amour d'une mère inquiète pour la situation de sa fille dans le harem du roi ou de la volonté d'avoir accès à des informations sur la situation intérieure égyptienne de la part d'un témoin privilégié ? Impossible à dire. Ce problème réglé, des envoyés égyptiens viennent à Hattousa, la capitale hittite pour procéder à l'onction de la princesse, acte qui officialise l'union.

La princesse prend alors la route de l'Égypte avec sa dot. Elle rencontre Ramsès II à Pi-Ramsès et semble-t-il plaît à son mari. Elle est renommée d'un nom égyptien, Maât-Hor-Néférou-Rê. Nous ignorons si elle eut la moindre influence sur la politique conduite par son mari ; cependant Ramsès fait construire pour elle un palais à Pi-Ramsès. Une fille, Néférourê, naît de cette union, fille dont nous perdons rapidement la trace. Dans une lettre, envoyé par Hattousili à Ramsès, le roi hittite regrette que sa fille n'ait pas conçu un garçon. La princesse termine probablement sa vie dans le harem du roi à Gurob dans le Fayoum[5]. Sa tombe n'a jamais été retrouvée. Nous savons aussi que Ramsès II épouse une seconde princesse hittite des années plus tard mais nous ignorons pratiquement tout du contexte qui préside à cette nouvelle union. Cependant ce fait est révélateur de la normalisation pacifique des rapports entre les deux États.


L'exploitation de la Nubie et la construction des temples d'Abou Simbel


Originaire d'une famille du delta du Nil, Ramsès II installe son palais et le centre administratif de l'Égypte à Pi-Ramsès, mais il a aussi besoin de continuer, comme son père, d'exploiter les ressources de la Nubie (plus au Sud) : l'or pour enrichir les temples, mais aussi pour acheter des alliances en Asie (l'empire hittite est ébranlé par la montée de la jeune Assyrie) ; du bois, dont le cèdre du Liban, mais aussi du cuir, du bétail et surtout des hommes pour l'armée. Dès les premières années de son règne, —d'aucuns pensent à une corégence avec Séthi Ier—, il intervient en pays de Ouaouat et de Koush, réduisant les velléités traditionnelles de révolte des tribus soudanaises. L'exploit est relaté dans l'avant-cour du petit temple de Beit el-Ouali qu'il fit édifier en Basse-Nubie non loin d'Assouan.

Des carrières de la région, qu'il ré-exploite à grande échelle, il tirera les grands obélisques et statues qui orneront ses monuments de Haute et Basse-Égypte, mais ne délaisse pas la ville d'Éléphantine et sa région.

Il organise alors un véritable programme architectural pour la région immédiatement au sud de la première cataracte qui est la frontière historique de l'Égypte avec son voisin méridional. Il restaure bien-sûr les forteresses entretenues depuis le Moyen Empire, à Bouhen, Semna et Kouma, mais fonde également une série de sanctuaires, que l'on nomme hémi-spéos, car pour partie creusés dans la roche et pour l'autre construits en maçonnerie, dédiés aux dieux dynastiques et étroitement liés au rôle de l'inondation.

On citera notamment :

Le temple d'Amon de Ouadi es-Seboua ;
Le temple de Ptah de Gerf Hussein ;
Le temple de Rê de Derr ;
Les deux magnifiques temples d'Abou Simbel : l'un est consacré à sa reine favorite Néfertari, l'autre, le plus grand aux dieux protecteurs de l'Empire, Amon, Ptah et Rê mais aussi… à Ramsès II lui-même, qui s'y fait représenter sous forme d'un dieu à tête de faucon.


Ramsès et les dieux


Ramsès II fut aussi un grand théologien, reprenant à son compte l'initiative solaire amorcée par Akhénaton, mais en se préservant des cultes traditionnels. Voulant lui aussi développer au travers de sa propre personne une religion transfrontalière permettant de rassembler tous les peuples mis sous sa coupe, il favorisa au contraire les temples des grands dieux de l'Empire : Amon, Rê, Ptah, Osiris.

En effet, plutôt que d'effacer leur culte comme le fit à son péril Akhénaton, il les affirma dans leur rôle central dans la vie économique et spirituelle du pays, et instaura le sien propre, de son vivant, s'associant ainsi encore davantage que ses ancêtres aux dieux dynastiques et tout particulièrement au dieu Rê. L'exemple des temples de Nubie est parlant à ce sujet.

Partout il reprit l'initiative en redonnant aux temples et aux cultes des dieux un faste inégalé. Les innombrables fondations à son nom l'attestent et ses successeurs n'eurent qu'à parachever l'entreprise de leur prestigieux aïeul.

Enfin, conscient de l'emprise du dieu Amon-Rê de Thèbes et de son clergé sur le pays, emprise qui menaçait quelque peu le pouvoir royal, raison qui sans nul doute participa au choix de « l'hérétique » Akhénaton en son temps, il usa de stratégie en favorisant autant que faire se peut les temples de Ptah à Memphis et de Rê à Héliopolis. En retour, il donna des gages de sa bonne foi aux prêtres de Karnak en effaçant le souvenir de celui qui voulut leur perte, ainsi que de sa descendance. Tendance déjà amorcée par son père Séthi qui le fit représenter dans son temple d'Abydos devant une liste de rois représentant leurs ancêtres sur le trône d'Horus, liste de laquelle sont absents les rois d' Amarna, jusqu'à Horemheb, mais aussi Hatchepsout.

C'est de son temps également que les cultes des grandes villes du delta retrouvèrent leur importance, en instituant également de nouveaux, comme ceux des dieux orientaux tels que Baal, qui sera associé par syncrétisme à Seth, ou encore Astarté, Anta, Reshef, etc.

Ces cultes se retrouveront à cette époque dans toute l'Égypte, de Memphis à Thèbes (Deir el-Médineh), prouvant ainsi un brassage des cultures propre à une période de paix assurée.


La fin du règne et la légende


Ramsès II eut une fin de règne endeuillée par la disparition successive de ses héritiers et de sa grande épouse royale Néfertari et meurt après un règne de 66 ans, qui correspond à plus de la moitié de la XIXe dynastie.

Il est inhumé dans la tombe KV7 dans la vallée des rois qui n'est plus visitable actuellement tant elle est dégradée car creusée dans une couche marneuse de la vallée qui ne résista pas bien aux sporadiques mais dévastatrices inondations de l'oued asséché dans lequel fut choisi l'emplacement de la nécropole royale. Des fouilles et une campagne de restauration sont actuellement en cours pour parfaire notre connaissance de la tombe royale. Le trésor funéraire de Ramsès II a disparu depuis longtemps certainement à l'occasion de pillages qui eurent lieu à la fin du Nouvel Empire. Ainsi un braséro au nom de Ramsès II a été retrouvé dans le trésor funéraire de Psousennès Ier de la XXIe dynastie à Tanis, et les musées possèdent des ouchebtis à son nom, preuve caractéristique d'un pillage ancien.

De même, sa momie fut déplacée par les prêtres, d'abord dans la tombe de son père, puis à nouveau dans la tombe de la cachette (DB320) retrouvée à la fin du XIXe siècle à la suite d'une enquête rocambolesque du tout jeune service des antiquités égyptiennes initié par Mariette.

On l'a retrouvé enveloppé dans des bandelettes par les prêtres de la XXIe dynastie, et réinstallé dans un sarcophage en bois de cèdre qui avait appartenu à... Ramsès Ier, son grand-père. Cela illustre combien la vallée des rois fut l'emprise de convoitises lorsque s'effondra l'Empire des Ramsès.

Lors de son débandelettage suite à sa découverte, et le dégagement de ses bras, une tension post-mortem rejeta l'un de ses bras soudainement dans un dernier geste, créant l'effroi et la fuite de l'assistance venue admirer le spectacle...

La dépouille (momifiée) de Ramsès II se trouve au musée égyptien du Caire et dut être « soignée » dans les années 1970 car des champignons s'y étaient développés au contact de l'air moderne.

L'étude de cette dépouille au musée de l'Homme à Paris[6] en 1976-77 a révélé que Ramsès était « leucoderme, de type méditerranéen proche de celui des Berbères africains[7] ».

Il a fait sculpter de très nombreuses statues à son image et a fait graver son nom sur presque tous les temples et notamment d'autres pharaons, comme s'il les avait fait construire lui-même.

Son action dans le pays de Koush et surtout dans le couloir syro-palestinien dut marquer les esprits de l'époque et l'on racontait encore sous les Ptolémées la légende de l'extraordinaire voyage de « la princesse de Bakhtan » venue s'offrir en mariage au grand roi d'Égypte, écho lointain du fameux mariage avec la fille de Hattousil qui avait alors succédé à Mouwatalli sur le trône du Hatti.


Ramsès II est-il le pharaon de l'Exode ?


Article détaillé : Pharaon de l'Exode.
Ramsès II est également connu du grand public pour une toute autre raison : les traducteurs de la Bible et longtemps les historiens après eux, l'indiquent comme ayant été le pharaon régnant au moment de l'Exode, la fuite des Hébreux, qui a été évoquée aussi dans de nombreux films, comme Les Dix commandements. Cette hypothèse s'appuie sur l'argument suivant : la stèle de victoire de son successeur Mérenptah[8] mentionne un peuple Israël installé en Canaan. De plus il est attesté selon les sources égyptiennes l'existence d'un haut fonctionnaire, Ben Azèn, d'origine sémite qui serait intervenu dans un conflit opposant un groupe de nomades à des officiers royaux égyptiens[9]. L'identification à Moïse peut sembler assez évidente. Par ailleurs, la Bible mentionne que les Hébreux sont astreint à des corvées et construisent les villes de Pithom et Ramsès[10]. Cette dernière ville apparaît ensuite comme le point de départ de l'Exode[11]. Nous savons que Ramsès II est un grand bâtisseur et qu'il entreprend au cours de son règne la construction d'une nouvelle capitale, Pi-Ramsès, non loin d'Avaris, l'ancienne capitale des Hyksôs, les pharaons d'origine sémitique. Par conséquent le règne de Ramsès semble fournir le cadre adéquat correspondant au récit de la Bible sur la sortie des Hébreux d'Égypte.

Cependant l'identification de Ramsès II au pharaon de l'Exode se révèle moins évidente lorsqu'on y regarde de plus près. Tout d'abord parce que la momie de Ramsès, mort nonagénaire, ne présente bien sur aucune trace de noyade et qu'il paraît pour le moins hasardeux de prendre le texte biblique au sens littéral. De plus aucun document provenant de ce règne ne peut être mis en rapport avec l'expulsion, la sortie, d'un peuple sémitique du pays. Enfin le fameux Ben Azèn non seulement n'a jamais quitté l'Égypte mais a fidèlement servi les successeurs du roi jusqu'au règne de Ramsès III.

Si l'on s'attarde sur les localités mentionnées par le récit de la sortie d'Égypte, force est de constater que pour la plupart d'entre-elles rien ne permet une identification spécifique à l'époque de Ramsès II. L'itinéraire donné par le livre de l'Exode entre le point de départ, la ville de Ramsès, et l'engloutissement de l'armée égyptienne donne les villes suivantes : Sukkoth, Etam, Pi-Hahiroth, Mig-dol et Baal-Cefôn[12]. Des sites comme Etam et Pi-Hahiroth sont inconnus (Etam est peut-être une déformation de Pithom) et Migdol est introuvable dans les textes égyptiens. Mais ce dernier est cité par Ezéchiel et Jérémie (ainsi qu'Hérodote[13]) comme d'une ville située dans le delta du Nil ou séjournent de nombreux juifs après la destruction de Jérusalem par Nabuchodonosor en -587. Le nom de Baal-Cefôn (Baal du Nord) est une divinité populaire dans la partie orientale de la Méditerranée vers la fin du Ier millénaire av. J.-C. y compris en Égypte[14]. Il est plausible que le chapitre 14 de l'Exode fasse allusion au temple de Tahpanès où selon Jérémie vit une importante communauté juive au Ve siècle av. J.-C.. On le voit, la plupart des noms mentionnés s'expliquent dans le contexte plus récent des époques assyrienne, babylonienne et perse globalement du VIIe au IVe siècles av. J.-C., période ou les récits de la sortie d'Égypte sont mis par écrit.

Le pharaon de l'Exode ne porte pas de nom. Si les rédacteurs du texte biblique de cette période avaient considéré Ramsès II comme le pharaon régnant rien ne s'opposait à ce qu'il utilisent son nom, ce qui est le cas pour plusieurs autres souverains d'Égypte cités par la Bible. Donc il est impossible de s'appuyer sur les textes bibliques pour faire de Ramsès II le pharaon de l'Exode. Quant à Manéthon, il situe le bannissement des Hébreux sous le règne d'un certain Aménophis difficilement rattachable à un souverain particulier (peut-être Amenhotep III). Par conséquent l'identification de l'adversaire de Moïse à Ramsès II est une hypothèse que rien d'historiquement sérieux ne vient confirmer. Sans doute faut-il y voir le désir conscient ou non de donner à Moïse un adversaire de sa stature créant de fait un mythe historique.
Une grande tombe collective a été retrouvée dans la vallée des rois, la KV5, qui comprend de multiples chapelles et tombeaux des enfants royaux. Son exploration n'est toujours pas achevée.


Scandale


Fin 2006, un facteur de profession et internaute à ses heures perdues, met en vente via un célèbre site internet pour une somme d'environ 2500 euros un échantillon de cheveux de Ramsès II en vue d'intéresser quelques collectionneurs. Rapidement identifié puis arrêté par la police judiciaire, l'homme explique que l'échantillon provient d'un laboratoire d'analyses dans lequel travaillait son père qui a eu l'honneur d'analyser les cheveux de la momie. Pour des raisons de sécurité ces cheveux ont été placés dans une armoire plombée en attendant une baisse de la radioactivité de ces derniers afin d'éviter tout risque d'accident. Finalement oubliés dans l'armoire et jamais réclamés les cheveux ont été emportés au domicile du père lors de son départ à la retraite puis à celle de son fils après sa mort. Oublié pendant quelques années, l'échantillon a été retrouvé par hasard puis mis en vente avant d'être restitué à son réel propriétaire avec une lettre d'excuses transmise par voie hiérarchique et diplomatique à Zahi Hawass secrétaire général du conseil des antiquités.

Cette affaire a rapidement pris une ampleur médiatique dans le monde entier, l'homme n'a pas été poursuivi.

Nefertari

Posté le 17.02.2008 par egypteancienne
Néfertari, Nofretari, Mery-en-Mout « La plus belle de toutes » est la première Grande épouse royale du pharaon Ramsès II qui vécut sous la XIXe dynastie aux environs du XIIIe siècle av. J.-C..

Elle est une des huit épouses connues de Ramsès II. On pense qu'il aurait épousé Néfertari, âgée de 19 ans, avant de monter sur le trône, et ce, pendant la corégence avec son père Séthi Ier. Elle fut toujours l'épouse principale de Ramsès, bien que celui-ci eût avec Isisnofret un fils, Mérenptah, qui deviendra pharaon.

Elle donna plusieurs fils à Ramsès, mais aucun ne survécut à l'exceptionnelle longévité de leur père ; leur premier fils Amenherkhepshef était considéré, avant son décès précoce, comme étant prince héritier pendant la première moitié du règne de son père. Elle est également la mère de Mérytamon qui deviendra reine à son tour.

Néfertari a été une figure importance de cette époque ; elle a eu une grande influence sur le monarque qui tint compte de ses remarques et de ses conseils ; elle le seconda dans toutes les fonctions royales et religieuses en tant qu'épouse du Dieu. Maîtresse de la Haute et Basse-Égypte, Maîtresse de charme, Douce d'amour, Riche de louange, les épithètes les plus sublimes ont été employés pour la qualifier.

Elle fut surement le grand amour de Ramsès, preuve en est la façade du petit temple à Abou Simbel que Ramsès lui a dédié, à elle et à Hathor, déesse de la joie, de la musique, de la beauté et de l'amour que Néfertari incarnait sur terre ; dans ce temple, ses sculptures ont la même taille que celles du pharaon.

« Ramsès a construit un temple creusé dans la montagne […] pour la première épouse royale Néfertari Meryen-Mout. »
Et dernier hommage, Ramsès fit construire dans la vallée des Reines la plus belle tombe que l'on ait découverte à ce jour.


Sa tombe dans la Vallée des Reines


Néfertari sur la paroi de son tombeauLa tombe de Néfertari (QV66 dans la Vallée des Reines) a été découverte pendant la deuxième campagne de fouilles de Schiaparelli sur le versant nord du ouadi principal. Il tombe sur des escaliers. Au bout, sur le linteau il voit une représentation de l'horizon entouré de deux oudjat et des déesses Nephtys et Isis en adoration. Autour sont peints deux cartouches au nom de Néfertari.

La tombe avait déjà été ouverte et, comme ils l'ont découverte plus tard, pillée.

Les maçonneries étaient tombées sur les escaliers et dans la première chambre elles atteignaient presque le plafond. Les autres pièces étaient pratiquement écroulées, le sol couvert de boue (nombreuses infiltrations de pluie).

Depuis cette première chambre on accède à une sorte d'alcôve qui mène à une plus petite chambre rectangulaire. Au fond de la première pièce, un escalier conduit dans la salle du sarcophage composée de quatre piliers et de trois petites chambres sur chacun des murs restants de la pièce.

Au milieu de la salle du sarcophage, Schiaparelli trouve :

des morceaux du sarcophage en granit rose,
de petits fragments de sarcophage en bois recouvert d'or,
34 ouchebtis au nom de Néfertari,
trois grands vases en morceaux,
quelques morceaux de momie et restes de toile l'entourant,
des morceaux de vases d'albâtre,
des émaux,
des morceaux de cassette funéraire et mobilier funéraire.
Il trouve aussi une fleur de lotus en émail bleu foncé qui devait servir de poignée à un couvercle de coffre au nom de Aÿ (pharaon de la XVIIIe dynastie).

Dans une petite niche creusée dans la pierre dans le mur du fond de la chambre du sarcophage et recouverte d'une plaque de plâtre la camouflant, il trouve une amulette.

Bien qu'il n'y ait que peu d'objets, cette tombe est une des plus belles de la vallée car ses décorations sont quasi intactes (couleurs vives et style précis). Mais les infiltrations dans les murs l'ont affaiblie et il a fallu consolider les murs. Fermée aux visites dans les années 1950 pour restauration, la réouverture n'eut lieu qu'en novembre 1995, l'admission des visiteurs étant soumise à des règles très strictes (coût d'entrée plus élevé, nombre limité) afin de préserver autant que possible les magnifiques décors. Une réplique à été constituée grandeur nature dans le sous-sol du musée de Téssé au Mans.

Hatchepsout

Posté le 18.02.2008 par egypteancienne
Hatchepsout est reine-pharaon, la cinquième a régner de la XVIIIe dynastie de l'Égypte antique. L'orthographe la plus courante est Hatchepsout mais Hatshepsut (orthographe anglaise) existe parfois en français. On peut également trouver Hatshepsout ou Hatschepsout.

Hatchepsout est la fille de Thoutmôsis Ier et de la Grande épouse royale Ahmès (fille d'Amenhotep Ier et de la reine Ahmès-Néfertary). Son demi-frère, Thoutmôsis II, qu'elle avait épousé pour assurer la légitimité de ce dernier, monte sur le trône après le décès de son père ; mais, sans doute d'une santé fragile, il disparaît jeune. Manéthon l'appelle Amessis ou Amensis.

Ineni, qui fut maire de Thèbes, rapporte dans une inscription autobiographique de sa tombe que

« Thoutmôsis (le second) partit pour le ciel et se mélangea aux dieux. Son fils (Thoutmôsis III, le fils de Thoutmôsis II et d'Iset, une des concubines de son père) monta à sa place sur le trône du Double Pays et régna sur le trône de celui qui l'avait engendré. »

Or, à son avènement, le nouveau roi

« était encore un tout jeune enfant. C'est pourquoi sa sœur Hatchepsout (…) conduisait les affaires du pays. Les Deux Terres étaient soumises à sa volonté et la servaient. »

On situe son règne de -1479 / -1478 à -1458 / -1457.


Règne


En l'an VII de Thoutmôsis III (certains disent en l'an II), elle obtient tous les pouvoirs en se faisant couronner pharaon grâce à l'appui du haut clergé d'Amon dirigé par le grand prêtre Hapouseneb. De ce fait, l'héritier légitime se voit relégué au second plan.

Elle est désormais :

Horus femelle : Celle dont les kas sont puissants ;
Deux Maîtresses : Celle dont les années reverdissent (ou se renouvellent) ;
Horus d'or : Celle dont les apparitions sont divines ;
Roi de Haute et de Basse-Égypte : Maâtkarê (Maât est le ka de Rê) ;
Fils de Rê : Khenemet-Amon-Hatchepsout (Celle qui s'unit à Amon (ou : rejeton d'Amon), la première des nobles Dames).
Elle n'usurpe pas à proprement parler le trône, car Thoutmôsis III reste associé aux manifestations royales. Officiellement, la reine-pharaon n'est que corégente de Thoutmôsis III, mais c'est incontestablement elle qui détient la réalité du pouvoir. Pour se donner un surcroît de légitimité, elle propage le mythe de sa naissance divine[5]. D'après une longue inscription dans son temple funéraire à Deir el-Bahari, son Château des Millions d'années, elle aurait été engendrée par le dieu Amon qui avait pris les traits de son père, Thoutmôsis Ier ; après ce « mariage sacré » ou théogamie, Thot la façonna sur son tour de potier et elle fut présentée à Amon qui lui promit « cette bienfaisante fonction royale dans ce pays tout entier ». D'ailleurs, du vivant déjà de Thoutmôsis Ier, elle aurait été installée sur le « trône d'Horus des vivants », c'est-à-dire couronnée, en présence de la Cour, après que l'oracle d'Amon à Karnak l'eut désignée comme roi.


Tête d'Hatchepsout (trouvée à Louxor), exposée au musée national d'AlexandrieAprès son couronnement, Hatchepsout remplace la robe fourreau et sa couronne de reine par le pagne court, le némès et la barbe postiche. Les nombreuses statues la représentant en homme attestent sa volonté d'être reconnue en tant que roi. En l'an VII, elle fait élever son temple funéraire à côté de celui de Montouhotep II (-2009/-1997), dans une falaise de la montagne thébaine, à Deir el-Bahari, temple que les Égyptiens nommaient "djéser djéserou", Le saint des saints. Outre son Château des Millions d'années, elle fait construire sa tombe dans la vallée des rois près de celle de son père, et, à Karnak, le huitième pylône de même qu'une chapelle-reposoir pour la barque d'Amon, dite la Chapelle Rouge.

Cette femme énergique sut se maintenir au pouvoir pendant une quinzaine d'années, grâce à l'appui de dignitaires compétents et dévoués dont le sort était sans doute lié au sien : Pouymrê, deuxième prophète d'Amon et grand architecte ; le chancelier Néhésy, qui prit la tête de l'expédition vers le pays de Pount ; Hapouseneb, son vizir et grand prêtre d'Amon ; Sénènmout (ou Senmout), son favori, qui était aussi le précepteur de la princesse Néférourê.

Sénènmout, fils de Ramose et de Hatnefer, était d'origine modeste, mais son ambition et ses talents lui permirent d'accéder aux faveurs de la reine. Il devint son premier conseiller, peut-être son amant, accumulant richesses et titres : Ami unique, Serviteur de Maât, régisseur des domaines royaux, intendant des « champs et des troupeaux d'Amon », « Directeur des Deux Greniers », il fut également « Directeur de tous les travaux du roi (i. e. de la reine) » et, en tant que tel, il supervisa la construction du Château des Millions d'années, dont il fut également l'architecte. En l'an XV, il dirigea l'expédition qui rapporta des carrières de granit d'Assouan la paire d'obélisques que la reine fit dresser à Karnak. Après le décès de Néférourê, il tomba apparemment en disgrâce, car son nom et ses images furent martelés du vivant même d'Hatchepsout.

Selon toute vraisemblance, le règne d'Hatchepsout fut pacifique, bien qu'en l'an XII elle dût mater une rébellion nubienne au niveau de la deuxième cataracte. Même si la majorité de ses constructions en Nubie furent détruites sous ses successeurs, il subsiste quelques traces de son passage à Kasr Ibrîm et à Bouhen. La politique étrangère de la reine se caractérisait surtout par des expéditions commerciales. Ainsi, dans le Château des Millions d'années, les bas-reliefs illustrent une expédition envoyée au Pays de Pount, en l'an VIII/IX du règne : à leur retour, « les navires étaient chargés très lourdement des merveilles (...) du pays divin (...) - de l'or, de l'ivoire, du bois d'ébène, des peaux de panthère, une panthère vivante, une girafe, des parfums et des huiles de sycomore… », mais surtout de l'encens, qui était abondamment utilisée dans les cérémonies du culte. Du Liban, ses caravanes rapportaient le bois de cèdre nécessaire à la construction des bateaux ; une expédition vers le Sinaï permit d'exploiter les mines de cuivre et de turquoise.

En l'an XXI ou XXII du règne, deux ans après la mort ou la disgrâce de Sénènmout, Thoutmôsis III assuma seul le pouvoir et fit marteler les cartouches de la reine mystérieuse, leur substituant ceux de Thoutmôsis Ier et II ou encore les siens.


Sépulture


En 1903, l'égyptologue Howard Carter – à qui l'on doit la découverte de la tombe de Toutânkhamon en 1922 - avait mis au jour les momies de deux femmes dans la tombe KV60 de la vallée des rois à Louxor. L'une des momies se tenait dans un sarcophage tandis qu'une autre était posée simplement sur le sol de la tombe. La première momie fut identifiée comme celle de Satrê, la nourrice d'Hatchepsout. L'identité de la seconde femme demeurait jusqu'à présent inconnue. Alors que la momie de la nourrice avait été transférée au musée égyptien du Caire l'autre avait été laissée sur le sol à l'intérieur de la tombe. La spécialiste américaine des nécropoles thébaines Elisabeth Thomas (aujourd'hui décédée) avait été la première à soulever la possibilité que la momie anonyme puisse être celle de la reine elle même ce qui lui avait valu d'être vertement critiquée par d'autres spécialistes. L'argument principal de l'égyptologue était le fait que la momie avait le bras gauche replié sur la poitrine, ce qui, dans l'Égypte antique, était un geste propre aux momies royales.

Cette momie anonyme retrouvée dans le tombeau KV60 a été officiellement authentifiée par Zahi Hawass, directeur du Conseil suprême des Antiquités égyptiennes, le 27 juin 2007, comme étant celle de la reine Hatchepsout.

L'identification a pu être possible grâce à l'utilisation d'un scanner 3D qui a permis de découvrir un fragment de dent dans une boite à viscère (canope) portant le nom d'Hatchepsout et de trouver dans la denture de la momie anonyme, l'emplacement (le creux d'une dent brisée) d'une molaire manquante lui correspondant. Des tests ADN en cours (2007) devraient permettre de confirmer cette hypothèse. Grâce au CT-scan, une technique d'imagerie permettant une recomposition du corps en trois dimensions, les archéologues ont précisé qu'il s'agissait d'une femme d'une cinquantaine d'années, obèse, et probablement morte d'un cancer des os.






Khéops

Posté le 18.02.2008 par egypteancienne
Khéops (ou Khoufou) est le deuxième pharaon de la IVe dynastie. Manéthon l’appelle Souphis Ier et lui compte soixante-trois ans de règne. Le papyrus de Turin a une lacune pour son nom, mais lui en compte vingt-trois ans.

On situe son règne aux alentours de -2551 / -2549 à -2528/-2526.


Généalogie


Avec ses quatre épouses, il a dix enfants dont Hétep-Hérès II qui épouse ses frères Kaouab Ier et Djédefrê (le roi suivant) ; sa troisième femme Khâmernebti Ire épouse ensuite Khéphren.

En dehors des successeurs de Khoufou sur le trône d'Horus qui établirent leur propre monument funéraire, presque tous les membres de cette famillle royale se firent construire leur tombeau au voisinage immédiat de la grande pyramide de Khéops à Gizeh.


Règne


Le règne de Khéops, en égyptien Khoufou, abréviation de Khnoum-koue-foui (Khnoum me protège) est assez mal connu. Il est le fils du roi Snéfrou et de la reine Hétep-Hérès Ire, et est considéré par certains comme l'un des plus grands de l'histoire de l'Égypte antique.

Sa réputation nous vient surtout par ses réalisations architecturales, entre autre pour avoir fait construire la grande pyramide de Gizeh, dont la construction prit vingt années, nécessitant 20 000 ouvriers, et considérée de nos jours comme la perfection en terme de technique de construction et d'architecture des pyramides égyptiennes. Son complexe funéraire comprend également les pyramides des reines Mérititès Ire (ou Méritit) et Hénoutsen, les tombes de ses fils et un mastaba de sa fille Néfertiabet ; Khéops aménagea aussi une sépulture pour sa mère Hétep-Hérès Ire après que sa tombe originelle eut été pillée.

Comme le rapportent Hérodote (qui a visité l'Égypte 22 siècles plus tard) et les contes du papyrus Westcar (Nouvel Empire), à l'inverse de son père, le pharaon Snéfrou, Khéops était considéré comme un pharaon cruel et injuste envers son peuple. Cette réputation provient sans doute du fait que l'on imaginait mal un tel édifice être construit autrement que par des esclaves, dans la sueur et la souffrance.

Or, de récentes découvertes, suite aux fouilles menées par Mark Lehner, sous l'autorité de Zahi Hawass, président du Conseil suprême des Antiquités égyptiennes, ont révélé une ville des artisans et ouvriers à Gizeh. Il apparaît que ceux-ci étaient bien nourris, soignés et le cliché des esclaves menés au fouet est battu en brèche par les découvertes faites sur le terrain et dans les tombes. L'hypothèse a été émise que le projet des pyramides aurait pu constituer un projet fédérateur et un moyen politique et spirituel de réaliser l'unité des Deux Terres. À ces artisans et ouvriers spécialisés venaient se joindre une main-d'œuvre venue des villages de toute l'Égypte, sans doute de façon non permanente, et les villages contribuaient également à ce grand projet religieux en envoyant des vivres.

Khoufou construisit également des temples, en particulier il entama la construction du temple d'Hathor à Dendérah et on a retrouvé dans les fondations du temple de Bastet à Bubastis des éléments d'un monument à son nom.

C'est sous ce règne fastueux pour l'architecture et la royauté que les nécropoles se développent de manière significative autour du complexe funéraire royal. Cette tendance déjà amorcée sous les règnes précédents et notamment celui de son père Snéfrou n'avait jamais pris une telle ampleur ce qui démontrerait qu'à l'époque de Khoufou la constitution de l'état est achevée et touche presque déjà à son apogée. Le privilège de pouvoir se faire inhumer aux côtés de son maître représenta alors la meilleure manière d'afficher sa réussite dans ce qu'était la société égyptienne d'alors. Le roi est au centre de tout et domine de son écrasant monument une vaste nécropole qui est conçue à l'image de la cour. Plus sa sépulture est en vue de la pyramide royale plus le rang est élevé. De nombreux mastaba livrèrent les statues et les fausses portes de ces courtisans qui ainsi dans leur mort souhaitaient poursuivre leur service au plus proche de leur souverain.

Mykérinos

Posté le 18.02.2008 par egypteancienne
Ci-dessus, la meilleur image de la momie de Mykérinos ↑

Mykérinos est le nom grec du pharaon Menkaourê de l'Ancien Empire égyptien (IVe dynastie). Il aurait régné approximativement de -2490 à -2473 et aurait succédé à Khéphren et précédé Chepseskaf.

Le nom de Mykérinos, comme celui de son père Khéphren et celui de son grand père Khéops, reste attaché à l'édification d'une des trois grandes pyramides de Gizeh.

Nous ignorons presque tout des événements qui marquent son règne.

Le papyrus de Turin indique qu'il aurait régné dix-huit années avant de céder le trône à son fils Chepseskaf, le dernier roi de la IVe dynastie. Hérodote brosse de lui le portrait d'un roi libéral et soucieux d'équité. Il aurait ainsi de lui-même pris la décision de bâtir une pyramide de dimensions beaucoup plus modestes pour ménager son peuple, l'anecdote reste toutefois peu vérifiable.


Sépulture


Son nom est associé à la plus petite des trois grandes pyramides du plateau de Gizeh. Cette pyramide, qui s'élève à l'extrémité sud du plateau de Gizeh, ne représente qu'un dixième du volume de la pyramide de Khéops (hauteur 66 m, côté 108 m).

Des vestiges du temple funéraire érigé au pied de sa pyramide donnent la mesure de la perfection que ses architectes ont recherchée dans la mise en œuvre de la construction : certains blocs, appareillés à joints vifs, atteignent en effet le poids de 200 tonnes.

Beaucoup de sculptures proviennent de ce complexe funéraire, statues du roi en majesté et triades le représentant debout avec la déesse Hathor et des personnifications des nomes d'Égypte.

Le règne de Mykérinos, riche de réalisations monumentales, clôt dans l'art égyptien le chapitre des grandes pyramides.

Thoutmôsis Ier

Posté le 18.02.2008 par egypteancienne
Thoutmôsis Ier ou Djéhoutymosé Ier est le troisième pharaon de la XVIIIe dynastie.

On situe son règne aux alentours de -1504 à -1492[1]

Sa mère, la dame Senseneb (ou Séniséneb), n'était ni fille ni épouse de roi, et nous ignorons le nom de son père. Il n’est toutefois pas impossible que Thoutmôsis fût de sang royal, bien qu’aucun document ne vienne le confirmer. Avant son avènement, il avait épousé Ahmès, peut-être la fille ou la sœur d'Amenhotep Ier, laquelle lui aurait ainsi apporté le royaume en dot. Selon toute vraisemblance, Ahmès-Néfertary, veuve d'Ahmosis et mère du roi défunt, joua un rôle déterminant lors de la transmission du pouvoir. Cette hypothèse se fonde sur la présence de la vieille reine, à côté de la Grande épouse royale Ahmès, sur la stèle que le vice-roi de Kouch fit ériger dans le Ouadi Halfa, près de Bouhen.

Ahmès lui donna deux filles, l'aînée Hatchepsout et Néféroubity, la cadette. De son union avec Moutnofret il eut le futur Thoutmôsis II, et peut-être trois autres fils, qui moururent toutefois avant leur père : Amenmosé (Amenmès), qui commandait l'armée, Ouadjmosé (Ouadjmès) et Ramosé.

Il fut le premier pharaon à être inhumé dans la vallée des rois, bien que la localisation de sa tombe ne fasse pas l'unanimité ( KV 20 ou KV 38). La tombe de sa mère Senseneb (ou Séniséneb) reste inconnue, bien qu'une momie exhumée en 1989/1990 par Donald P. Ryan de la tombe KV 60 puisse lui être attribuée.


Règne


D’après Manéthon, Thoutmôsis Ier régna douze ans et neuf mois. Dès son arrivée au pouvoir, il entama une politique de conquêtes qui sera poursuivie par ses successeurs.

En l’an 2 du règne, il remonta la vallée du Nil pour châtier la Nubie en révolte. Au cours de cette campagne, « Sa Majesté (… ) décocha sa première flèche qui se ficha dans la poitrine de ce vil ennemi. (…) On fit là un grand carnage et on emmena les habitants en captivité. ». Après sa victoire, il revint triomphalement à Thèbes, « pendant que ce vil Nubien [le roi de Kerma ?], était pendu, tête en bas, à la proue du navire royal. ». Au cours de sa 2e campagne nubienne, en l’an 3 du règne, il progressa jusqu’à Kénissa, en amont de la quatrième cataracte, et porta sans doute le coup décisif au royaume de Kerma. Deux stèles relatent ces exploits, l’une à Tombos, au niveau de la troisième cataracte, et l’autre à Kénissa ; gravée dans le rocher à Hager-el-Meroua, cette dernière témoigne d'une frontière méridionale étendue jusqu'à la quatrième cataracte, limite encore jamais atteinte.

Après les expéditions de Nubie, Thoutmosis Ier étendit le protectorat égyptien sur la Syrie du nord, à l'ouest de l'Oronte. Au cours de cette expédition, il semble que les Égyptiens se soient heurtés pour la première fois au royaume de Mitanni.

À l'instar de son prédécesseur, le roi effectua des travaux d'agrandissement et d'embellissement à Karnak. Il acheva la chapelle d’albâtre d’ Amenhotep Ier et entoura le noyau primitif du temple d’un mur d’enceinte comprenant sur deux côtés un péristyle où furent dressés des colosses osiriaques du souverain. Le témenos fut complété sur son axe ouest-est par les 5e et 4e pylônes, avec deux obélisques en façade. Entre les deux portes d’entrée monumentales en « belle pierre blanche de Tourah », l'architecte Inéni érigea une salle transversale à colonnade, remaniée plus tard par Hatchepsout.


Thoutmôsis II

Posté le 18.02.2008 par egypteancienne
Thoutmôsis II ou Djéhoutymès II était le quatrième pharaon de la XVIIIe dynastie égyptienne.

On situe son règne aux alentours de -1492 / -1491 à -1479 (Malek, Arnold, von Beckerath, Shaw, Kitchen, Dodson).
Autres avis de spécialistes : -1518 à -1503 (Wente), -1516 à -1504 (Redford), -1497 à -1489 (Parker), -1494 à -1490 (Hornung), -1493 à -1479 (Grimal), -1503 à -1491 (Dodson), -1482 à -1479 (Krauss, Murnane, Aldred), -1470 à -1467.


Généalogie


Il était le fils de Thoutmôsis Ier et d'une épouse secondaire, Moutnofret. Il épousa sa demi-sœur Hatchepsout, et monta sur le trône de son père après la mort de ses deux frères Aménémès et Ouadjmès. De son union avec Hatchepsout naquit une fille, Néférourê, alors qu’une épouse secondaire, Iset, lui donna le futur Thoutmôsis III, qui épousa sa demi-sœur.


Règne


Il étouffa avec succès une rébellion en Haute-Nubie, au pays de Koush, d’après une inscription rupestre à Sehel, au sud d’Assouan. Cette expédition punitive, à laquelle il ne participait apparemment pas, était peut-être la seule qu’il eût menée. À Karnak, il contribua à l’embellissement du temple dynastique en y érigeant en particulier deux obélisques. Il construisit aussi à Semna et à Kumma, de même qu’à Éléphantine.


Sépulture


Il mourut entre vingt-cinq et trente ans, après un règne qui, d'après P. Vernus et J. Yoyotte, ne dépassa pas trois ans. Son temple funéraire, qu’il n’avait pas eu le temps d’achever, fut terminé par Thoutmôsis III. Sa momie fut découverte en 1881 dans la « cachette royale » de Deir el-Bahari, où les rois-prêtres de la XXIe dynastie l'avaient mise à l'abri des pillards.




Thoutmôsis III

Posté le 18.02.2008 par egypteancienne
Thoutmôsis III ou Djehoutymès III était le cinquième pharaon de la XVIIIe dynastie. Manéthon l’appelle Misphragmuthosis.

Les avis sont partagés sur les dates de son règne ; il ne régna seul qu'à partir de -1458 / -1457.


Généalogie


Djehoutymès, dont Thoutmôsis (Θουτμωσις) est la forme hellénisée, était le fils de Thoutmôsis II et d'Iset (ou Aset), une des épouses secondaires de son père. À son avènement, il était encore un jeune enfant, et la régence fut exercée par « l’épouse du dieu », sa tante Hatchepsout, qui adopta la titulature et les attributs royaux vers l'an 2 ou 3 du règne. Pendant une vingtaine d'années, Thoutmôsis III fut tenu à l'écart. Après la disparition d'Hatchepsout en l'an 21 ou 22 du règne, dans des circonstances inconnues, il obtint enfin la pleine souveraineté et dirigea l'Égypte jusqu’à sa mort.

Il épousa Sitiah (ou Satiah), Mérytrê-Hatchepsout, toutes deux Grandes épouses royales, Nébétou et peut-être Néférourê, une fille d’Hatchepsout. Il eut deux enfants avec Mérytrê-Hatchepsout : un fils, le futur Amenhotep II, et une fille, Meritamon (ou Merytamon).


Règne


À la fin de sa vie, il partagea vraisemblablement le pouvoir, de son plein gré cette fois-ci, avec le futur Amenhotep II, fils de la Grande épouse royale Mérytrê-Hatchepsout.


Le roi guerrier


Thoutmôsis III, que l'égyptologue américain James Henry Breasted appela « le Napoléon de l'Égypte », reprit la politique de conquêtes de son père et porta le Nouvel Empire à son apogée. Il mena des campagnes en Nubie, où il dépassa la 4e cataracte, et en Syro-Palestine, où la bataille et le siège de Megiddo sont l'épisode le plus connu. Au cours de ses seize (ou dix-huit) expéditions militaires en Asie, il aurait capturé 350 cités, soumettant la plupart des territoires à l'ouest de l'Euphrate, qu'il franchit au cours d'une campagne contre le royaume de Mitanni. L'événement fut commémoré par une stèle-frontière que le roi fit ériger sur la rive occidentale du fleuve, à côté de celle de son grand-père Thoutmôsis Ier.

La première campagne asiatique, qu’il mena à la tête de dix mille soldats, fut entreprise pour écarter la menace que représentait une coalition de princes autour du roi de Qadesh, vassal du roi de Mitanni. Thoutmôsis III l’emporta à la bataille de Megiddo (14/15 mai -1458) ; la ville se rendit après un siège de sept mois. Le roi poursuivit alors vers le nord et assujettit le pays jusqu’au Litani.

La Syrie fut conquise au cours de la VIe campagne, avec la prise de Qadesh. Les ports phéniciens se soumirent un an plus tard, au cours de la VIIe campagne.

En l'an 33 du règne, les guerres d'Asie débouchèrent sur une confrontation directe avec le Mitanni. L'armée transporta des bateaux fluviaux construits à Byblos à travers le désert afin de franchir la barrière constituée par l'Euphrate. Elle atteignit le pays de Qatna, près de la ville moderne de Homs, ravagea la région de Karkemish, puis traversa le « grand fleuve de Naharina », tandis que l’ennemi mitannien fuyait « comme les troupeaux de chèvres de la montagne ».

Les campagnes suivantes servirent à stabiliser les frontières de l’Égypte sur l’Euphrate, arrêtant par là l’expansion du Mitanni. Les cités syro-palestiniennes, gouvernées désormais par des princes dont les enfants avaient été emmenés en otage, conservèrent une certaine autonomie, mais elles furent soumises au tribut par une administration égyptienne renforcée par des troupes stationnées aux endroits stratégiques.

En Nubie, le roi alla au-delà de la 4e cataracte et fit graver à Kenissa une autre stèle-frontière, à côté de celle de son illustre aïeul Thoutmôsis Ier.

Les conséquences de cette politique de conquêtes furent un énorme afflux de richesses en Égypte, sous forme de butin de guerre ou de livraisons annuelles. La Palestine et la Syrie envoyaient du vin, de l'huile, des bovins et des ovins, des chevaux, de l'argent, du cuivre, des pierres précieuses, des armes, des chars, des serviteurs et des princesses pour le harem royal. La Phénicie livrait du blé, du cuivre et de l'étain ; elle prêtait aussi sa flotte pour les opérations militaires. D'Afrique arrivait l'or, l'ivoire et l'ébène.

L'Assyrie fournissait du lapis-lazuli à titre de « tribut d'hommage » (C. Lalouette), et le Hatti des pierres précieuses. La région de Pount envoyait l'encens et la myrrhe.

Au cours de son règne, Thoutmôsis III plaça l'Égypte au centre d'un vaste empire englobant le pays de Koush et le couloir syro-palestinien. Les contributions des territoires conquis - inou (« ce que l’on apporte ») et bakou ( « les produits du travail ») -permirent un vaste programme de construction tout à la gloire d'Amon et de son royal protégé.


Le roi bâtisseur


Statue en granit du pharaon Thoutmôsis III. Ce roi guerrier fut aussi un grand bâtisseur, à l'instar de ses prédécesseurs. À Karnak, il poursuivit les travaux de transformation du temple d'Amon-Rê, qui fut richement doté.

« Les taxes perçues comme tributs annuels », avait décidé le roi, « seront destinées aux offrandes divines de mon père Amon. Ma Majesté lui offre de même toutes sortes de richesses en or, argent, lapis-lazuli, turquoise, du cuivre noir, du bronze, du cuivre et de l'étain, des couleurs en très grandes quantités ».

Il remplaça les sanctuaires en brique du Moyen Empire par des temples en pierre, « le matériau d'éternité ». Son œuvre architecturale fut immense : le roi construisit en Nubie jusqu'au Gebel Barkal et à Kôm Ombo, à Erment, à Deir el-Bahari et à Medinet Habou à l'ouest de Thèbes, à Esna et à Dendera, entre autres. Il fit aussi aménager au sud de l'île de Pharos un port maritime, que Ramsès II terminera.


Sépulture


Thoutmôsis III mourut le dernier jour du septième mois de sa cinquante-troisième année de règne. Il fut inhumé dans la vallée des rois. Son tombeau (KV34) est l'un des plus vastes de la nécropole : il s'enfonce sur près de trois cents mètres dans la falaise.

Le superbe sarcophage de quartzite du roi occupe toujours la chambre funéraire. Le décor pariétal de la tombe est constitué principalement de scènes et de textes extraits du Livre de l'Amdouat, Le Livre de ce qui se trouve dans l'Autre Monde.



1 2 | >>> | Dernière page


Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus